Sarah et Cameron se font engager dans une usine électrique à risque après avoir été prévenu par un combattant du futur que quelque chose allait s’y produire. John va à l’école et se fait une nouvelle amie, Riley. L’agent Ellison prévient Charley Dixon et sa femme qu’ils sont en danger.

Les vacances sont terminées. Après un épisode de remise en condition qui aurait pu permettre aux nouveaux spectateurs de rattraper le temps perdu, ce second replonge tête la première dans la mythologie de la série, développée durant toute la première saison. Au programme : ambiance paranoïaque, victimes innocentes, et John qui n’en fait qu’à sa tête.

John Connor, leader de la résistance, retourne à l’école, mais il n’a pas trop la tête à ça. Il est en pleine rébellion, et ça, ce n’est pas facile quand on a une famille composée de rebelles. À son échelle, il essaie et va donc sécher les cours pour trainer avec la jolie blonde qui l’a abordé. Il faut dire qu’elle est motivée. Victime de la grève, ou changement de directions pour la série, difficile de déterminer la cause, mais la vie scolaire de John a été chamboulée. Fini la mystérieuse étudiante et l’ami geek qui avait un faible pour Cameron. On nous introduit à Riley, personnage qui entre direct avec un rôle régulier sur la série, ce qui veut dire que l’on va souvent la voir. Ce qu’elle veut, qui elle est, pour l’instant, on n’en sait rien, mais il est clair que sa présence à un but, et on nous fait comprendre qu’il y a des choses à raconter sur elle, donc on verra bien où cela nous mènera, et surtout, où cela mènera John.

Pendant ce temps, Sarah et Cameron entrent à l’usine. Depuis son accident, la Terminator a rebooté au niveau du début de la saison un, mais en plus creepy, bien plus. Elle semble avoir un temps de latence dans sa réflexion qui nous laisse penser qu’elle est toujours défaillante. Entretien de la paranoïa donc, car on ne sait jamais comment elle va réagir, et quels sont ses plans.

Pour Sarah, on revient sur l’histoire de sa mort par cancer, avec Greenway, interprété par le toujours juste, Paul Schulze. Ce dernier a eu un cancer, et, associé au matériel radioactif de l’usine, cela donne à réfléchir à Sarah. Cette dernière apporte de la sensibilité à la série, voir plus, une touche d’humanité parfois troublante quand la mort se rapproche. Lena Headey a vraiment pris possession du personnage.

Toute cette mission et sa conclusion me laissent par contre perplexe. Ont-ils bien agi ? Je ne suis pas persuadé qu’ils aient vraiment perçu tous les tenants et aboutissants de leurs actions, et ce que voulait leur dire le voyageur temporel. Ce dernier laisse derrière lui des pistes qui guideront surement l’intrigue durant les prochains épisodes, et il est intéressant de voir comment Catherine Weaver va intervenir dans l’histoire.

Pour finir, Charley Dixon s’en va, pour le moment en tout cas. Malgré le fait que j’aurais aimé voir Dean Winters continuer dans la série, il est vrai que le personnage n’avait pas d’autres options. S’en aller ou rejoindre Sarah, le choix le plus logique a été pris, étant donné qu’il veut protéger sa femme. En tout cas, l’agent Ellison s’aventure sur une route qui pourrait être assez intéressante et qui montre bien que l’histoire n’est pas écrite dans la précipitation, le personnage se construisant au fur et à mesure, apprenant à faire des choix en fonction du monde qu’il découvre aujourd’hui. Il a gagné beaucoup de potentiel depuis le pilot de la série.

Bref, ce second épisode nous permet de retrouver l’ambiance de la fin de la saison dernière, avec en plus une bonne dose de paranoïa. Les scénaristes jouent avec les imprévus et l’on peut s’attendre à d’autres surprises par la suite, ce qui st assez enthousiasmant.