The Sarah Connor Chronicles – Desert Cantos (2.15)

Sarah, John, Cameron et Derek partent à la recherche d’indices pour comprendre ce qui s’est passé à l’usine, et surtout, ce qui y était fabriqué. Ils se rendent donc à l’enterrement des victimes de l’explosion, espérant y trouver quelqu’un qui puisse les aider. Weaver y envoie également un homme à elle.

L’équipe de The Sarah Connor Chronicles aime apporter un peu d’originalité à la structure de leurs épisodes, comme on a pu le voir plusieurs fois dans cette seconde saison. Ici, tout l’épisode est chapitré selon les étapes de cette journée de deuil. Dans le fond, ça ne change pas grand-chose, mais ça a le mérite d’appuyer la construction de l’histoire.

On a donc un enterrement et tout le monde s’incruste, en quelque sorte, Sarah faisant croire qu’elle connaissait une des victimes. Ils vont se séparer, Derek suivant Walsh, un homme mystérieux, ex-flic de Baltimore – je ne sais pas si c’est fait exprès, mais connaissant la carrière de Max Perlich, on peut voir ça comme un gros clin d’œil. John et son ombre, Cameron, sympathisent avec la fille d’un des morts, tandis que sa mère s’intéresse à la femme de l’employé qu’elle a affronté à l’usine.

Même si l’histoire est une fois de plus assez intelligemment construite, on peut reprocher que les choses n’aillent pas un poil plus vite, car le mystère grandit vraiment lentement et quand on est sur le point d’avoir des réponses, c’est la fin. C’est le style de la série et souvent, c’est impeccable, mais il y a des fois où c’est surtout frustrant.

Il est clair que l’on va dans une direction bien définie par les scénaristes, qu’ils contrôlent leur intrigue, mais cet épisode commence à donner l’impression qu’il y a trop de détours de pris. En soit, ce ne serait pas un souci si le show avait une longue vie devant lui, mais j’ai de plus en plus le sentiment que nous n’aurons pas de fin quand la série sera terminée, car, ne nous faisons pas d’illusions, les probabilités qu’elle ne survive pas au-delà de la conclusion de la saison sont plus qu’importantes.

Pour en revenir à ce dernier épisode, je trouve un peu dommage que Cameron reste cantonnée dans le rôle de la creepy sister, tout comme il est regrettable que l’histoire d’Ellison nous réserve le coup de la relation mère/fille/machine avec Weaver. Cela n’avance pas à grand-chose, une scène ou deux avec John-Henry m’aurait bien plus satisfait, car l’ordinateur a l’air d’être la clé de tout.

Nous avons donc un épisode qui est quand même assez bon, bien écrit et, comme toujours, parsemé de tas de petites choses qui aident à développer les personnages – que ce soit quelques mots ou un regard. Mais tout cela ne nous a pas mené bien loin et cela amplifie l’impression que l’intrigue générale fait du surplace, ou presque.