Un Terminator est en mission pour tuer Martin Bedell, un résistant qui aura beaucoup d’influence sur le devenir de John Connor. Suivant la tactique habituelle, il élimine tous les Bedell pour être sûr d’avoir le bon. Sarah par sauver l’un, tandis que John et Derek infiltrent une école militaire pour protéger l’autre.

Derek a été pas mal mis en retrait, dans ce début de seconde saison, et cet épisode va lui redonner un peu la place qu’il mérite. Entre visions chaotiques du futur et sa relation avec John, les scénaristes nous donnent exactement ce que l’on attend du personnage, ce dans quoi il s’est dévoilé en saison 1, et donc, ce qui a donné au personnage son importance.

On va de ce fait en apprendre un peu plus sur l’avenir. La mythologie Terminator s’étoffant toujours considérablement dès que la série nous emmène dans le futur. Il est mis en avant, depuis le début, le fait que plus que John, c’est ce qu’il représente qui pousse les gens à combattre. Ils sont tous prêts à mourir pour lui, car sans lui, le combat perd son moteur, sa raison d’être. Donc, même en conservant son image sacralisée par toutes les histoires racontées au travers des films, la série étend le mythe en le rendant plus humain et faillible. Une voie qui se marie assez bien avec les choix et la personnalité du John du présent. En fait, c’est avec un épisode comme celui-là qu’on le voit vraiment réfléchir et s’affirmer. Derek veut le pousser vers le chemin qu’il a déjà emprunté, alors que lui, il veut trouver la route tout seul. Il veut faire ses propres choix et laisser les autres faire les leurs. Comme avec Martin qui souhaite quitter sa carrière militaire. On sait dès le début que la rencontre inévitable avec le Terminator le poussera à continuer, mais c’est son choix. Le seul défaut présent dans la façon de voir de John, c’est qu’il minimise l’impact de ses actes sur les autres. Il est tout de fois assez appréciable de le voir sortir de son côté rebelle en crise d’adolescence. Derek devrait vraiment passer plus de temps avec son neveu.

En parallèle, Sarah va jouer les mères de substitution avec un jeune Martin Bedell. Un rôle qu’elle n’a jamais vraiment tenue, n’ayant pas été une très bonne mère jusque-là, mais c’est au travers de son malaise avec l’enfant qu’elle se dévoile un peu plus. Cameron, elle, est toujours aussi freaky, et il devient de plus en plus clair qu’elle a son propre agenda – erreur de programmation ou non. Par son comportement, elle ajoute une touche de constante imprévisibilité qui est très bénéfique à l’ambiance de la série.

Pour finir, Ellison part enquêter sur l’incident de l’usine électrique et y trouve la trace de Sarah. D’ailleurs, il est un peu lent à comprendre, car toute l’histoire est estampillée Connor. Il devrait pouvoir s’en rendre compte plus rapidement avec l’expérience. Quoi qu’il en soit, il ne révèlera pas tout à Catherine Weaver. Shirley Manson reste encore assez variable dans son jeu, n’aidant pas toujours à apprécier l’intérêt du personnage.

L’épisode apparaissait assez prometteur, et même si l’on voit moins Derek que j’aurais pu l’espérer, il se révèle assez proche de ce que l’on pouvait en attendre. On y retrouve les grandes forces de la série et toujours de quoi être surpris.