The Sarah Connor Chronicles – Some Must Watch, While Some Much Sleep (2.16)

Après deux semaines sans sommeil, Sarah se fait interner dans une clinique spécialisée dans laquelle elle doit faire face à ses cauchemars, prisonnière de l’homme qu’elle a tué.

Sarah est de nouveau internée, mais cette fois, c’est pour toute autre chose. En fait, toute cette histoire va être à l’opposé de ce que l’on veut nous faire croire. Ça se joue entre les cauchemars et la réalité, mais il est difficile de différencier l’un de l’autre, jusqu’à la fin, bien entendu, même si là encore, on peut rester quelque peu dubitatif face à une réalité qui parait presque improbable.

Je vais finir par croire que les scénaristes de la série ne sont intéressés que par une chose, expérimenter les possibilités narratives que leur offre leur création. Pour faire mumuse, ils ont une galerie de personnages borderline, pris à leur insu dans une guerre apocalyptique où l’issue semble inévitable, mais qui n’arrête pas de combattre. Il est clair qu’il y a matière à faire quand on veut s’attarder sur la paix et la santé de l’esprit.

Le problème, finalement, c’est que la série a tendance à jouer de ses concepts tellement à fond que le spectateur doit faire preuve d’une attention accrue qui ne sera pas forcément récompensée tellement cela en devient imprévisible. La saison 1 semble vraiment loin, car bien plus concrète. Pas que la seconde ne le soit pas, mais elle se mélange tellement à des vues d’esprit, tout en jouant avec le psychologique de Sarah et de ses compagnons de route que la confusion en devient inévitable.

Ce dernier épisode en est l’illustration parfaite, car entre réalité et fiction, et entre peurs et culpabilité, Sarah nous emmène sur une voie où la paranoïa est notre seul outil pour discerner les éléments les uns des autres. Au final, quand tout se révèle à nous, il est difficile de ne pas marquer un temps de pause pour bien faire le point.

L’ensemble se déroule donc dans une ambiance plutôt tendue, mais quelques petits trucs viendront détendre l’atmosphère et l’on peut remercier Cameron pour ça. La voilà repartie dans des tentatives de séductions de John et cela offre un décalage presque comique.

Pour conclure, nous voilà avec une histoire qui joue avec son concept et qui donne la part belle à Sarah. Celle-ci est vraiment revenue au cœur de la série, mais il serait quand même bien de voir les autres personnages en position d’être plus actifs.