The Sarah Connor Chronicles – The Good Wound (2.14)

Sarah se réveille dans un hôpital. Guidée par une vision de Kyle Reese, elle va s’enfuir et kidnapper un docteur pour qu’elle lui retire la balle qu’elle a dans la jambe. John a emmené Riley à l’hôpital de justesse pour la sauver.

Nous avions laissé Sarah, blessée par balle dans le désert, et Riley, également blessée, mais de son plein gré. On les retrouve toutes les deux dans des hôpitaux et elles vont finir par s’en échapper. Sorti de cela, cet épisode de reprise ne va pas se centrer sur la jeune amie de John, mais principalement sur Sarah, et c’est pour le mieux, car il y a là plus de matériel pour fournir une intrigue intéressante.

L’équipe créatrice de la série a pris le parti de ne pas jouer de l’esbroufe pour le retour, au contraire, on retrouve la série comme on l’avait quitté, avec le même rythme, les mêmes enjeux et la même façon de construire son histoire. C’est une bonne chose de ne pas trahir l’esprit de la série, car le changement de case horaire aurait pu pousser dans un sens opposé, histoire de tenter de sauver les meubles. On sait que les aventures télévisées de Sarah Connor ont peu de chance de survivre à la saison, mais tout espoir n’est pas perdu, alors autant garder le niveau.

Ce que je craignais le plus, c’est Kyle Reese. Lors de la première saison, il avait été dit que le personnage ne devait pas revenir, histoire de ne pas trop attirer les foudres des fans les plus excessifs et de rester un peu plus cohérent avec la mythologie de la franchise. De ça était né Derek. Donc, voir Kyle était plutôt étrange, mais cela ne dure pas longtemps, car on comprend presque instantanément que celui-ci n’est qu’une illusion qui est là pour assister une Sarah délirante à cause de son état de santé.

Sarah va donc kidnapper une doctoresse qui va croire qu’elle a été victime d’un homme violent – dans le sens qu’elle se fait battre. Felicia, la chirurgienne, va alors se reconnaitre dans sa malade, car elle aussi elle est une victime. Toute cette histoire va donc osciller entre hallucinations avec Kyle, et l’établissement d’un lien entre les deux femmes. L’intelligence de l’écriture de la série permet une nouvelle fois d’en dire beaucoup en peu de mots, amenant à une conclusion plus dure qu’elle n’y parait, car brisant ce que Felicia avait bâti avec sa patiente sur le plan émotionnel.

En parallèle, l’histoire de Riley ne fait que se remettre en route, se sortant sans trop de dégât du bourbier dans lequel elle s’était mise. Ellison fera également une apparition, mais on en retiendra surtout la prestation presque effrayante de Cromartie/John Henry que l’on sent à un moment crucial. Comme si l’avenir de l’humanité était proche d’être déterminé et que l’agent du FBI n’avait pas conscience de ce qu’il pouvait provoquer s’il se montrait négligent.

Côté action, la monolithique Catherine Weaver va nous organiser un petit massacre à l’arme blanche, mais nous avons aussi la police qui cherche Sarah partout. De ce côté-là, nous retrouvons Connor Trinneer et Chad Lindberg dans les rôles du shérif et de son député. Ils fournissent le background nécessaire pour amener la conclusion inévitable, ou presque à l’histoire de Sarah.

Ce retour se fait dans l’esprit de la série avec une histoire à la fois prenante et intelligente. Le rythme imposé ne varie pas, tout comme l’ambiance parfois étouffante qui permet ici d’amplifier les risques. Les enjeux de la saison sont bien remis en place, il ne reste plus qu’à voir comment cela va tourner.