Sarah, John et Cameron se rendent chez le docteur Sherman. Ce dernier apparaît parmi les noms écrits sur le mur par le messager du futur de John. Catherine Weaver a des difficultés avec sa fille et se rend chez ce même docteur. Derek tombe sur Jesse, une combattante du futur qui a déserté.

Après une semaine d’absence, Sarah Connor nous revient avec un épisode qui, une fois de plus, va travailler sur la psychologie des personnages et leur histoire, laissant l’action au second plan. C’est surement une qualité de la série, mais c’est peut-être aussi la raison de son succès mitigé auprès du public américain à qui l’on a vendu une série d’action.

Bref, nous sommes introduits au docteur Sherman, interprété par Dorian Harewood. Ce dernier est probablement une cible de Skynet, à moins qu’il ne soit juste qu’une cible à abattre. La première option est la plus probable, car en apparence, ce gars n’a rien de particulier qui pourrait le prédestiner à devenir une menace, bien au contraire, c’est un homme bon qui se consacre à ses patients avec passion.

Il va donc s’intéresser à John, détectant qu’il y a des problèmes chez lui. Nous allons donc revenir sur le traumatisme vécu lors du premier épisode de la saison, quand il a tué Sarkissian. Le changement fut assez radical après ça, et Sarah a dû mal à l’accepter. C’est une inconnue pour elle, et elle a surement peur que son fils ne commette des erreurs, ce qui la pousse encore et toujours à le protéger, même si lui n’est pas forcément d’accord.

Bref, il y a du développement aussi bien pour Sarah que pour John, mais aussi pour Catherine Weaver qui va apprendre à mieux imiter la femme qu’elle remplace. Les Terminators, même les plus évolués ne comprennent pas très bien les liens qui unissent les êtres humains, car, après tout, leur mission est de les anéantir. Nous avions déjà été témoins des talents d’imitations de Cameron, mais là, c’est à un autre niveau que l’on se trouve.

Cette façon de lier les personnages, au même moment, dans le même lieu, a un but, et cela a bien à voir avec le nom qui fut écrit sur le mur. Tout prend plus ou moins un sens, quand un Terminator arrive du futur pour tuer Sherman. Cameron va l’arrêter, mais la puce va être irrécupérable et on ne saura pas sa véritable mission. Quand Weaver recrute Sherman pour qu’il l’aide à éduquer son ordinateur, les choses deviennent plus claires. Ce dernier va permettre à John d’avancer, sur un plan psychologique, mais il va aussi contribuer de manière indirecte à la création de Skynet. Bien entendu, cela laisse supposer que le robot du futur a été envoyé par John. Il faut dire qu’il en utilise de plus en plus, comme Jesse (Stephanie Jacobsen) nous l’apprend.

Cette dernière intervient avec Derek. Ils étaient proches, très proches dans le futur, mais elle n’en voulait plus et a réussi à se faire envoyer dans le passé. C’est une sorte de retraite anticipée, enfin, façon de parler, car dans Terminator, il ne faut faire confiance à personne. Derek a peut-être finalement droit à une intrigue à lui qui pourrait faire avancer le personnage de manière plus individuelle. À suivre.

La fin est donc assez confuse. Ce qui s’est passé était-ce une bonne chose ou non ? On pourrait croire que non, effectivement, mais l’avenir nous le dira. Pour un épisode assez peu fourni en action, il se passe quand même beaucoup de choses, et c’est là une des forces de la série : privilégier le cerveau au muscle. Un très bon épisode, en sorte.