The Sarah Connor Chronicles – To The Lighthouse (2.20)

Sarah et John retrouvent Charley Dixon pendant que Cameron et Derek rangent leur arsenal. Sarah pense que son cancer fait enfin surface et doit s’absenter pour subir un examen médical.

L’épisode débute par le départ de la maison, signe chargé d’une forte signification dans le langage télévisuel. Un nouveau commencement, c’est certain, mais on ne pouvait pas savoir à ce moment combien cela mettrait en arrière ce qui s’est précédemment passé. Même si le virage n’est pas radical et que Riley et Jesse sont encore au cœur des conversations, la série se lance dans une direction beaucoup plus majeure au niveau de sa mythologie.

On va donc retrouver Charley Dixon. Il s’est installé au pied d’un phare, une maison que, visiblement, Sarah avait déjà fréquentée. S’il fait son retour, c’est parce que Sarah n’a plus confiance en Derek et Cameron – ce qui n’est pas vraiment étonnant. Les temps sont durs et Charley se révèle être l’unique option, car le cancer pourrait bien apparaitre et John ne peut pas être laissé seul, sans protection.

En parallèle, John Henry déraille suite à l’introduction d’un virus dans son système. Grosse surprise étant donné qu’il est peu probable qu’aucun être humain n’ait les capacités pour aller contre sa programmation.

Mais tout ceci n’est qu’une longue mise en place qui pose le climat nécessaire pour mettre en route le petit (gros) twist totalement inattendu.

Tout le monde se sépare et se fait attaquer. Sarah apprend qu’elle n’a pas un cancer, mais un traceur. On fait ainsi la connexion avec l’épisode de son kidnapping/hallucination. En fait, c’est plus que ça, car on rejoint Terminator 2 : Judgment Day. Tout ce qui était assez mystérieux, de l’attaque de Sarah, bien sur, à l’explosion de l’usine, en passant par le vol du prototype de drone, et j’en passe, tout prend un sens quand John Henry révèle l’identité du pirate : un programme basé sur le même code que lui, à savoir, celui qui fut créé à Cyberdine par Miles Dyson.

Retournement de situation des plus inattendus tellement on nous a fait croire que la création de Catherine Weaver était le futur Skynet, alors que pendant tout ce temps, ce dernier continuait à grossir, totalement décentré, utilisant des hommes pour faire son travail. Bon, cette dernière partie mériterait d’être un peu plus développée, mais il est probable que la suite nous en apprenne plus là-dessus.

Bref, nous nous lançons dans l’ultime arc de la saison avec des idées assez enthousiasmantes qui, espérons-le, auront le temps de donner former à quelque chose de bien concret avant la fin.

Ce fut donc un épisode qui a permis, dans un premier temps, aux personnages de se poser pour, dans un sens, clôturer la précédente intrigue, avant d’enchainer sur la nouvelle qui se met en place à notre insu depuis plusieurs semaines. Une construction intelligente qui offre l’opportunité d’apporter un nouveau regard aux détails clairsemés tout du long de cette saison. Le tout dans une histoire qui démarre un peu trop doucement, mais qui compense bien par la suite.