The Sopranos – The Blue Comet
La fin est proche. Et je crois qu’à la fin de cet épisode, il est difficile de ne pas se dire ça. Le commencement de la conclusion des Sopranos est une chose terrible. Je voue une certaine vénération à cette série depuis son lancement, ce qui rend sa fin si douloureuse. Et là je me rappelle l’ultime épisode d’un autre grand show qui a marqué la télévision, Six Feet Under. Bien que le temps passe, je m’en souviens encore. Il faut l’avouer, une grande série qui s’achève, ne peut que surprendre, et donc marquer, car on sait que bien que l’on puisse s’attendre à quelque chose, cela reste imprévisible. Au fond de nous, on ne la veut pas vraiment cette fin.

Dernièrement, Phil Leotardo faisait monter la pression sur la mafia du New Jersey. Sa haine de Tony n’arrêtant pas de s’amplifier, il a décidé de le faire tuer, ainsi que ses deux principaux capo, Silvio et Bobby Bacala.

L’agent Harris va prévenir Tony que New York en a de nouveau après lui. Il va prendre la décision de liquider Phil le premier. Une entreprise qui échouera, ce dernier ayant disparu de la circulation.

Pour couronner le tout, le Docteur Melfi décide de mettre fin à la thérapie. Comme le fait remarquer Carmela, de toute façon, elle ne servait à plus grand-chose. A son lancement, la série était présentée sur cet aspect, le mafieux et la psy. Avec le temps, la nécessité des sessions était devenue floue. Tony a beaucoup évolué, mais contrairement à ce que peut croire le docteur Melfi, même si cela lui a servi dans son job, c’est avec sa famille que les résultats sont les plus flagrants. Nier l’efficacité de ces 7 années en thérapie est d’autant plus difficile quand on voit réagir Tony quand elle lui annonce que c’est fini. Il y a quelques années, on l’aurait bien vu tout saccager, alors que là, il contient sa colère et fait remarquer l’irresponsabilité professionnelle de l’acte. Personnellement, je pense que cela était maintenu dans la série par tradition. Tout le monde aime bien les séances avec le docteur Melfi, mais elle ne servait plus vraiment l’histoire, ou les personnages.

Pour couper court, Bobby et Silvio vont perdre la vie. Des exécutions « Sopranos’ Style ». Patsy en réchappe, car il n’était pas la cible, mais ce fut chaud pour lui aussi. Silvio faisait partie des meubles et le voir partir de la sorte, lui l’éternel bras droit et ami de Tony, on ne peut que ressentir un certain désarroi. Je pensais sérieusement qu’ils n’y passeraient pas. Ou, en tout cas, pas dans cet épisode. Durant tout l’épisode, on sent la pression monter. On voit les choses se mettre en place. Et la fin sur Tony, se mettant à l’abri avec ses amis, littéralement le dos au mur, laisse dans un état second. Comment cela pourrait-il se terminer ? Pourquoi cela doit-il se terminer ?

Cet épisode est tout bonnement excellent, et il n’est pas envisageable que le prochain ne le soit pas plus.