The Strain, saison 1 : Une épidémie de vampires

The Strain : En quête de preuves (Runaways - 1.05)

Quand tous les passagers d’un avion sont retrouvés morts, le docteur Goodweather réalise qu’il se passe quelque chose de grave. Il ne sait pas encore qu’un virus transformant les porteurs en vampires va changer New York et son existence pour toujours.

Nouvelle série estivale de la chaine cablée FX, The Strain est une adaptation du roman La lignée – de Guillermo del Toro et Chuck Hogan – qui se propose de nous introduire à un genre différent de vampires à la télévision.

Le show débute avec un mystère médical quand les médecins du CDC se retrouvent à enquêter sur la mort mystérieuse de pratiquement tous les passagers d’un avion venant d’arriver à New York. Cela dit, cette première saison a plus à offrir qu’une investigation, puisque c’est en premier lieu une histoire de monstres. Ceux-ci se révèleront d’ailleurs assez effrayants et particulièrement laids, ce qui sera étudié en détail à un certain point. Néanmoins, cette saison 1 a beau miser sur l’esthétique de ses vampires pour entretenir son côté horrifique, c’est avant tout les mésaventures du docteur Goodweather qui priment.

Incarné par Corey Stoll (House of Cards), Ephraim « Eph » Goodweather est un père de famille en plein divorce qui tente de tenir son alcoolisme sous contrôle. C’est également un arrogant qui a tendance à prendre de mauvaise décision et qui refuse d’écouter ce qu’on a à lui dire. Ce n’est donc pas un héros typique, ni même très sympathique, ce qui se révèlera être l’un des premiers problèmes de cette saison 1. Les autres sont nombreux, trop pour être exhaustivement listés.

Il faut dire que les scénaristes tendent à être des pus inconsistants. Cela nous donne des personnages qui semblent vifs d’esprit dans une scène et incroyablement lents et bornés dans la suivante. D’un épisode à l’autre, il est difficile de savoir si Eph et ses compagnons se montreront brillants ou incapables de réaliser ce qui se passe sous le nez. Le résultat est alors régulièrement agaçant et ce n’est pas aidé par le fait que, plus la saison avance, et plus les digressions sont nombreuses afin de repousser des confrontations inévitables.

D’une certaine manière, le plus gros problème de la série est d’être une adaptation relativement fidèle. Des libertés sont bien entendu prises avec le matériel d’origine, mais elles ne sont pas suffisantes pour élever sérieusement le niveau du roman.

En dépit de cela, cette saison 1 de The Strain parvient tout de même à montrer ponctuellement que son potentiel est réel. Les flashbacks concernant la jeunesse du chasseur de vampires Abraham Setrakian en sont un bel exemple, puisqu’ils aident plus qu’autre chose à développer la mythologie du show avec une sensibilité qui manque souvent au reste. Ensuite, si l’exterminateur Vasiliy Fet est occasionnellement mal employé, l’interprétation de Kevin Durand fait de lui un atout indispensable à l’équipe de Goodweather. Il ajoute de l’humour, de la réflexion et délivre tout ce qu’on peut attendre dans les scènes d’action. Malheureusement, il tend parfois à être l’exception.

De plus, si certaines storylines comme celle de Gus, un petit criminel payé par les vampires pour transporter des objets, tarde à révéler sa véritable pertinence, elle a le mérite d’avoir un réel potentiel pour la suite. Tout comme Vasily, Gus est pragmatique et c’est quelque chose qui est nécessaire pour que la série puisse aller de l’avant.

D’autres éléments de la saison suivent également cette voie et pourraient devenir vraiment intéressants par la suite. Malheureusement, ils sont souvent noyés au milieu du reste, perdus dans les situations qui tombent à plat, les scènes redondantes, les rebondissements frôlant le ridicule et, de façon générale, un manque édifiant d’efficacité.

Avec sa première saison, The Strain parait constamment sur le point de passer à la vitesse supérieure, mais les scénaristes jouent toujours la sécurité, préférant compenser avec quelques passages un peu plus choquants à l’occasion. Cela pourrait faire l’affaire s’ils développaient leur histoire pour en faire une parabole quelconque, mais les monstres sont rarement plus que ce qu’ils apparaissent être, les métaphores n’ont pas vraiment de place dans cette série. Dommage donc que le divertissement ne soit pas à la hauteur. Peut-être que la saison 2 profitera que ses personnages sont définitivement au cœur de l’action pour corriger cela. Il y a en tout cas ce qu’il faut pour le faire à présent.

La saison 1 de The Strain est diffusée à partir du mercredi 18 février à 20h50 sur Canal+ Séries.
Spoiler Alert!
Veuillez suivre les règles suivantes concernant les spoilers dans les commentaires :
1. Sur la critique d'un épisode, ce qui concerne les épisodes à venir est considéré comme étant spoiler (idem pour ce qui concerne les saisons).
2. Vous avez le droit de mettre des spoilers dans vos commentaires, mais le contenu sensible doit être placé entre les balises <spoiler>....</spoiler> afin de protéger les autres lecteurs.
Critictoo Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter Critictoo pour ne plus rien manquer de l'actualité du site, des séries et plus.
©2006-2017 Critictoo, le webzine des séries TV - powered by Wordpress. Critictoo.com participe au Programme Partenaires d'Amazon EU, un programme d'affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.
Nos partenaires : DVD Series | Amazon | HypnoSeries | Tous nos partenaires

Critictoo dans ta boite mail !

Recevez notre Newsletter hebdomadaire pour suivre l'actualité, découvrir des séries et ne rien manquer tout simplement.
Inscris-toi !
close-link