La Réforme s’accélère et Sir Thomas Cromwell devient le chef d’un nouvel ordre moral. Le pouvoir royal est plongé dans le doute. Henri VIII est hanté par la mort de Thomas mort, alors que la reine Anne Boleyn ne supporte pas l’idée que le roi a de nombreuses maitresses et commence à devenir paranoïaque. Elle continue à vouloir faire de sa fille Elizabeth la future reine du royaume, en tentant une alliance avec la France.

L’épisode s’articule autour de deux axes : Henri VIII se détachant de sa femme et la paranoïa montante d’Anne Boleyn.

On peut alors encore dire qu’il est malheureux de voir Thomas Cromwell dans si peu de scènes. Tout d’abord, car on peut commencer à se questionner sur ces actions. Que fait-il exactement ? Le spectateur n’est pas mis dans le secret, alors que nous sommes à une époque de bouleversement religieux, où le pays s’oriente vers le luthéranisme. James Frain parait continuellement contenir son jeu d’acteur, ce qui est assez frustrant.

Anne Boleyn sait que sa position est en péril. Elle considère toujours comme une menace Katherine et sa fille, Mary, et voit le roi s’éloigner d’elle pour aller dans la couche d’autres femmes. Seulement, la reine parle trop, se sent trahie, et n’agit pas comme il le faut. Ses actions sont toutes – ou presque – des erreurs. La plus grande d’entre elles est d’avoir voulu la mort de Thomas More, un acte que le roi n’arrive pas à se pardonner et il la juge responsable. Ses questions et ses réprimandes au roi pour ses infidélités ne font que l’énerver et il lui fait explicitement comprendre que c’est lui qu’il la mit sur le trône, et qu’il peut très bien lui enlever. De plus, elle est complètement irrespectueuse avec Charles Brandon, ce que le roi voit d’un très mauvais œil. Les deux ne s’aiment pas, seulement, Henri VIII est attaché au Duc de Suffolk. D’un point de vue stratégique, Anne ne réfléchit pas beaucoup. Le moment venu, elle risque d’avoir besoin de soutien, et Charles Brandon aurait pu être un allié, si elle avait sur se comporter comme il faut. Il est alors évident qu’il sera un des appuis de Jane Seymour (future femme du roi) le moment venu.

Pour mettre encore plus en péril le mariage royal, le roi de France va refuser la proposition de mariage d’Henri VIII, entre le dauphin et Elizabeth. Elle est considérée comme une bâtarde par l’empereur et la France, n’étant pas officiellement reconnue par le pape. Cela s’ajoute alors à une couche de problèmes que le roi ne peut plus tolérer. Anne Boleyn est plus un fardeau qu’un soutien, et il commence à ressentir les effets d’une séparation religieuse dont il n’est pas obligatoirement partisan.

L’épisode construit alors le gouffre se creusant entre le roi et la reine. Mis en place doucement, il commence à prendre de vraies proportions, et les évènements historiques sont utilisés pour renforcer l’idée. On ne voit plus l’attachement du roi à Anne Boleyn, et cette dernière le ressent aussi bien que le spectateur. Nous sommes alors définitivement sur la route qui mènera à la séparation d’Henri VIII et de sa deuxième femme.

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CaroleC
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