Henry enquête sur les infidélités de Katherine, et la confine dans sa chambre le temps de découvrir la vérité.

Suite à une lettre anonyme, Katherine est soupçonnée d’adultère et se retrouve confinée dans sa chambre. Nous sommes à la mi-saison de cette dernière saison, qui sera marquée par la fin de la cinquième reine. C’est sa condamnation à mort qui est illustrée, des soupçons à la décapitation.

Le roi va donc réclamer une enquête, et le premier à tomber sera Francis Dereham. Le pauvre a dû tout simplement s’en vouloir d’avoir cru judicieux de venir à la cour, ayant provoqué tout seul sa condamnation. Il sera celui qui souffrira d’une certaine façon le plus et d’un autre côté, celui pour lequel il est difficile d’être réellement concerné. La folie de Lady Rochford sera bien plus intense et désarmante.

Dans son sillage, Katherine ne condamne pas qu’elle-même, mais aussi ses amants et son amie. Francis, Culpepper et Lady Rochford. Le premier sera torturé, les deux autres interrogés plusieurs fois au gré de la progression de l’enquête.

Celle-ci va d’abord porter sur la vie de Katherine avant son arrivée à la cour. La vérité se bousculera avec les mensonges, alors que la reine cherche une porte de sortie décente. Contre les faits, le roi lui accorde la vie. C’est plus qu’elle ne pouvait espérer. À ce moment-là, c’est entre son désespoir (magnifique scène où elle peine à respirer) et son orgueil que cela se joue, tentant de conserver une certaine dignité, qui va disparaître.

Les soupçons de son infidélité n’étant pas orientée que sur sa vie d’avant, il ne faudra pas trop longtemps pour que sa romance avec Culpepper fasse surface. Les deux amants tentent de mettre une part du blâme sur Lady Rochford, l’aidant clairement à sombrer dans la folie, mais il est déjà trop tard. Les mensonges ne serviront à rien, la vérité sera exposée, et la colère du roi pourra s’exprimer.

Henri VIII n’est jamais aussi exécrable que face à l’échec, la déception et ses erreurs. Comme toujours, il trouvera moyen de mettre la faute sur autrui, sans une seule remise en cause. Il a des blâmes et de la rancœur envers ses amis et serviteurs l’ayant soi-disant poussé vers Katherine. Le summum de l’hypocrisie étant bien entendu atteint quand il accuse Charles d’être l’un de ceux à l’avoir poussé vers Katherine.

Mais qu’importe, car il faut le dire, il se fait complètement éclipsée par la reine. Celle-ci ne fut jamais faite pour la vie de château, n’ayant ni l’éducation, ni l’intelligence nécessaire. Elle était puérile, mais surtout jeune et naïve. Tamzin Merchant aura réussi à jouer avec la beauté et l’innocence de la reine sublimement. Jusqu’à la fin.

À sa façon, la jeune femme rappelle Anne Boleyn, plongée dans une tourmente similaire, et réussissant, avec moins de contrôle, mais une grâce similaire, à faire face à sa mort. Aidé par des scènes visuellement marquantes et magnifiques – de ses pas de danse pendant que ses amis se font tués à sa propre tête posée sur le bloc -, c’est terrifié, mais posé qu’elle affronte son sort.

I die a Queen, but I would rather have died the wife of Culpeper.

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CaroleC
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