Anne Boleyn attend sa mort, dont l’exécution ne fait qu’être repoussé. Le roi Henry rend visite à Jane Seymour et demande sa main en mariage. Déclarant que son mariage est nul et non avenant, sa fille Elizabeth est déclarée illégitime, et n’a plus accès au trône. Le roi est décidé à commencer une nouvelle ère, signée par une plongée dans l’eau et un repas reservé au roi : un cygne rôti.

La mort d’Anne Boleyn arrive, mais il faudra attendre la fin de l’épisode pour y parvenir. C’est avec beaucoup de dignité qu’elle quittera ce monde. À travers cette scène, nous avons la sensation que le peuple avait fini par accepter la reine, en s’agenouillant pour prier pour elle, en imposant un silence que ceux présents ne sont pas obligés de faire. C’est aussi avec une grande force de caractère que la reine affronte sa destinée.

Les détails étant bien connus sur les paroles de la reine, que ce soit légèrement avant sa mort, ou au moment final, Michael Hirst respecte les faits. C’est une exécution à la française, où il n’y a rien pour poser sa tête. Anne Boleyn déclara alors le 19 mai 1536 :

‘Good Christian people, I am come hither to die, for according to the law, and by the law I am judged to die, and therefore I will speak nothing against it. I am come hither to accuse no man, nor to speak anything of that, where of I am accused and condemned to die, but I pray God save the king and send him long to reign over you, for a gentler nor a more merciful prince was there never: and to me he was ever a good, a gentle and sovereign lord. And if any person will meddle of my cause, I require them to judge the best. And thus I take my leave of the world and of you all, and I heartily desire you all to pray for me. O Lord have mercy on me, to God I commend my soul.’ (Bon peuple chrétien, je suis venue ici pour mourir, parce que selon la loi et par la loi je dois mourir, alors je ne parlerai pas contre. Je ne suis ici pour accuser personne, ou pour parler de cela, ce dont je suis accusée et condamnée à mort, mais je prie Dieu pour sauver le roi et pour qu’Il lui accorde un long règne, car jamais il n’y eut de princes plus doux et clément, et pour moi il a toujours été un bon et doux souverain. Et si une personne s’intéresse à ma cause, je lui demande de juger pour le mieux. Sur ce, je prends mon congé du monde et de vous tous, et je vous demande du fond du cœur de prier pour moi. Oh Seigneur ayez pitié de moi, à Dieu je recommande mon âme.)

Ainsi, la fin d’Anne Boleyn marque pour le roi un renouveau, une renaissance. Il veut laisser le passé derrière lui. Henry apparaît alors jovial et semble avoir déjà oublié une grande partie de ses préoccupations passée. Il y a forte opposition entre la reine et son souverain.

Mary, la première fille du roi risque d’être réintégré dans la succession, tandis qu’Elisabeth se voit punir pour les actions de sa mère. Le père d’Anne est épargné, heureux d’être en vie, mais ayant tout perdu. Les pions pour la succession de la famille Boleyn sont déjà en place, de même qu’autres manigances politiques. La reine n’a pas encore quitté ce monde, que déjà ce dernier l’a oublié pour recommencer un nouveau cycle.

Pour clôturer la saison, The Tudors n’arrive pas à retrouver l’intensité de l’épisode précédent, mais s’accroche pour beaucoup à l’Histoire. Cette fin met d’ailleurs un terme à une période dans son ensemble, les deux premières saisons formant un tout cohérent et logique, racontant le règne des Boleyn.

La saison 3 dévoilera une nouvelle page d’histoire.