The Tudors - Episode 2-3

La patience d’Henri est enfin récompensée et il épouse Anne en secret, grâce au Luthérien Thomas Cranmer, qui est à la tête de l’Église d’Angleterre. Une célébration en public aura lieu plus tard, et la reine Katherine se voit retirer son titre et son statut. La nouvelle reine donne naissance à son premier enfant, qui est malheureusement une fille.

Un épisode riche en évènements, de l’apogée d’Anne Boleyn au début de sa chute. Entre neuf mois et un an de vie, étant donné que toute la grossesse de Anne est comprise dans les 50 minutes.

Avec une tranche temporelle aussi large, et à une période si charnière, il se passe donc beaucoup de choses. La fin fait naitre des doutes sur l’épisode venir. Après en avoir dit tant, et surtout, fait autant évoluer la situation d’Anne, comment la suite va-t-elle se dérouler ?

On laisse l’interrogation de côté pour se concentrer sur l’épisode en lui-même, d’un bon calibre. On aimerait que le niveau soit plus souvent à cette hauteur. Ce n’est peut-être pas digne d’un Rome, mais au moins, le tumulte de l’histoire se ressent.

L’épisode nous montre le remplacement de Katherine par Anne. Le bébé qu’elle porte sera sa chance, tout autant que sa perte. La jeune femme obtient ce qu’elle désire tant : le trône. On met presque un terme au règne de Katherine. Il reste que dans le camp de la première reine, se trouve encore Thomas More, qui sera sûrement au centre des évènements de la semaine prochaine, ainsi que Brandon, et la fille du roi, Mary. Le premier approche de son destin tragique, tandis que le second joue pour le moment tout seul. Mais sa femme nous offre une prédiction de l’avenir : le jour où il occupera la place qu’il mérite, il n’aura qu’à faire payer ceux qui ont voulu l’éliminer. Brandon est pour le moment un peu à l’écart, mais toujours à côté du roi, et il va assurément participer à la chute de Anne. Pour son plus grand plaisir, vu l’animosité existant entre lui et Thomas Boleyn. Et assurément pour celui du spectateur. Il est temps que le père Boleyn souffre un peu. Car, il faut bien le dire, il est assez détestable. Dans le cas de la fille du roi, Mary, elle a le droit à une scène. Je pense que cela sert surtout à nous montrer qu’elle a grandi, et son parti pris, elle est du côté de sa mère. La femme étant plus connue sous le nom de Mary la sanglante, il est évident que cette histoire familiale est en partie à l’origine de son comportement durant son règne.

Nous voyons alors Anne prendre la place de reine (et quelques scènes avec sa sœur) et se plaire dans cette situation. Elle est enfin au sommet. Assez bien apporté est le fait que la place qu’elle occupe auprès du roi la rend assez imprudente. Vu tout ce qu’elle a dû faire pour obtenir cette position, repousser le roi au lit, car elle approche de sa fin de grossesse n’est pas un geste très résonné. On pourrait la traiter d’idiote. S’il a répudié une femme, se débarrasser d’une autre ne devrait pas être un problème. Surtout qu’elle va donner naissance à une fille, Elizabeth (celle qui créera l’anglicanisme). C’est le début de l’éloignement du roi, qui commence à poser de nouveau son regard sur d’autres femmes.

La séparation avec l’Église est consommée, le roi est excommunié, alors que commencent à apparaître les premiers problèmes de Anne, tandis que la répudiation de Katherine n’a pas encore trouvé totalement sa conclusion.

Une période charnière qui permet alors à la série d’avoir plus de souffle, de dynamisme. À l’exception de quelques scènes autour de seconds personnages, le rythme se précipite pour le plus grand plaisir du téléspectateur.

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CaroleC
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