Le roi continue à rencontrer des obstacles dans la légitimité de son mariage en la personne de Sir Thomas More, ainsi que dans l’évêque Fisher. Tous deux sont enfermés à la tour de Londres et continue à dire que Dieu est à la tête de l’Église. Leur vie ne tient qu’à un fil : ils ont le choix entre l’exécution ou prêter allégeance au roi.

À la tour de Londres, les deux opposants au roi : Fisher et More. Leur destin est scellé dès les premières minutes de l’épisode. Ils obéissent à Dieu avant d’obéir au roi, ils ne prêteront pas allégeance. La mort de Fisher apparaît presque comme un avant-goût de ce qui va nous attendre avec Thomas More. Le destin de ces deux hommes permet une immersion dans l’Angleterre, bien que lointain. Les scènes de mise à mort nous révèlent la position du peuple, qui soutient ces hommes, malgré son allégeance au roi. La fille de Thomas More supplie son père de changer d’idées, beaucoup d’entre eux se sont contentés de mentir pour avoir la vie sauve. Elle souhaite que son père en fasse de même. Mais More est un homme de Dieu, et il ne pourrait agir ainsi et avoir la conscience tranquille.
Les Anglais sont donc derrière ces hommes de Dieu. Ils ne veulent pas leur mort, ils y assistent avec un certain respect. La nouvelle reine n’est alors pas acceptée, simplement tolérée.
Thomas More incarne le dernier symbole d’opposition à Anne Boleyn. Et sa mort déchire le roi. Il donne l’ordre de tuer un homme qu’il aime et qu’il déteste. Cette action pourrait presque servir de point de départ à la véritable chute d’Anne, qui a forcé le roi à mener un homme qu’il a respecté et qui l’a longtemps soutenu, à la décapitation.

Le roi commence d’ailleurs à émettre des doutes, quand il aborde la question de la virginité avec Brandon. On sème les grains de l’avenir.
Surtout que les épreuves continuent de s’accumuler pour Anne Boleyn. Elle perd l’enfant qu’elle portait, entrainant la déception du roi. Sa sœur Mary a épousé un homme inconnu et peu riche, qui lui vaut alors de se faire bannir de la cour, car elle salit l’image de la famille. Et le roi pose aisément son regard sur d’autres femmes.
Thomas Boleyn craint pour la position de sa fille, et cette dernière se met à délirer : elle voit en Mary, la première fille du roi, son ennemie. Elle a peur qu’Henri VIII décide de lui rendre sa position en défaveur d’Élisabeth. Pour elle, Mary peut causer sa perte.
Ici, il est plus question de voir Anne commencer à perdre ses moyens, car la situation lui échappe. Elle craint pour l’avenir, sachant l’importance que cela a d’avoir un fils du roi, et la peur de perdre l’intérêt qu’elle suscite chez lui.

La mort de Thomas More apparait comme un tournant. A la fois, la fin d’une opposition et le début d’ autres conflit. Celui que le roi va rencontrer avec son peuple, celui avec la papauté romaine, et celui avec Anne.

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CaroleC
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