La réforme de Thomas Cromwell prend des proportions importantes, semant la terreur dans l’Église Catholique. Anne Boleyn continue à faire des cauchemars, se croyant toujours menacée par l’ancienne reine Katherine, gravement malade, et sa fille Mary.

Un épisode dénué d’intérêt, qui ne prend forme que par le fait qu’il met en place l’approche de la fin de saison.

L’histoire est articulée autour de deux centres : la maladie de Katherine, et le comportement de Anne Boleyn. Pour l’occasion, le roi est en recul.

Katherine a continué à faire quelques apparitions tout au long de la saison, permettant d’enrichir les épisodes. Cette fois-ci, elle sera bien plus présente, surtout car c’est sa fin. Elle est gravement malade et ne rêve que de revoir sa fille. Tout ceci est assez symbolique. Sa mort signifie alors pour Anne qu’elle est complètement reine maintenant, et c’est alors le synonyme de la fin d’une ère pour le roi aussi. Celle d’une autre vie. Bien sûr, tout ceci aurait pu être explicité sous une toute autre forme, et y avait-il vraiment un intérêt à s’arrêter aussi longtemps sur Katherine s’approchant de sa mort ? Les répercussions de ce décès étaient amplement suffisantes.

Peu montré, mais quand même présent, les décisions de Thomas Cromwell, et la saisie des biens de l’Église. Cette intrigue se range quelque peu aux côtés de la papauté. Dans les deux cas, cela ne manquerait pas de potentiel si on daignait s’y arrêtait plus longuement. Seulement, Cromwell est souvent dans le fond, et les conséquences de ces décisions nous sont peu exposées. Quant à la papauté, on a surtout l’impression qu’ils ne font rien. Même si ce n’est pas le cas, c’est bien la sensation qu’il en ressort.

Anne Boleyn est dans un cycle répétitif, entre la peur et la confiance. La crainte de perdre le roi et sa place, puis un trop plein d’assurance, une fois que le roi est de nouveau à ses côtés. Elle redevient sûre d’elle si elle met le roi dans son lit, mais elle réalise son erreur quand elle apprend qu’il est parti chasser avec le duc de Suffolk sans la mettre au courant. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il va rencontrer Jane Seymour, les deux hommes passant la nuit chez un homme du roi. La jeune demoiselle est la fille de l’hôte, et le roi va lui offrir une position auprès de la reine. Anne Boleyn, justement, va retrouver toute sa confiance, car elle est de nouveau enceinte.

Dans l’ensemble, ce n’est pas foncièrement mauvais, mais l’épisode manque de consistance et d’attrait. Beaucoup de ce que nous voyons nous a déjà été présenté, et on a l’impression que l’histoire a été mise en mode pause pour correspondre à la durée de la saison. Il aurait été alors judicieux d’orienter l’intrigue, le temps de 52 minutes, dans une autre direction.

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CaroleC
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