Sur l’ordre d’Henri, Jane Seymour devient une des servantes de la reine Anne Boleyn, alors méfiante et suspicieuse. Le roi ne s’en préoccupe guère et commence à faire la cour à Lady Jane, jusqu’à ce qu’il soit gravement blessé lors d’un tournoi de joutes. Sa vie est alors entre les mains de Dieu.

Alors qu’Anne Boleyn se méfie de Jane Seymour et de sa famille, le roi décide de prendre les devants avec ladite jeune femme, et va lui déclarer sa femme en lui demandant s’il peut lui faire la cour.
Lady Jane s’installe dans le paysage, et elle est à partir de maintenant la seule femme qui préoccupe le roi. Cela ne va bien entendu pas satisfaire la reine, qui est enceinte du fils d’Henri VIII.
La façon dont le roi a de courtiser Jane est on ne peut plus efficace. On comprend aisément pourquoi cette dernière semble éprise du roi. Tout ceci est assez visuel, car elle n’exprime pas véritablement ces sentiments à voix haute, mais il est évident que les belles paroles d’Henri VIII font leur effet.
Il manque un peu de subtilité dans la façon d’éloigner le roi de la reine, ou alors de brutalité. Nous sommes entre les deux pendant une partie de l’épisode. On voit bien qu’il n’a plus vraiment de sentiments pour Anne, et que la seule chose qui doit compter est l’enfant qu’elle porte. Depuis quelques épisodes, on éloigne Henri de sa femme, et c’est ainsi qu’on symbolise la séparation, pour le moment fictive, du couple. Au vu de la personnalité du roi, homme extrêmement passionné, on aurait pu imaginer un rejet plus fort, avant d’en arriver à la conclusion finale, celle qui achève l’épisode, le fait que ce mariage n’a pas lieu d’être et qu’il faut y mettre un terme.
Il faut dire qu’Anne ne s’y prend pas comme il faut, et accuser le roi d’être aussi responsable du fait qu’elle perde une nouvelle fois son bébé ne pouvait pas rester sans conséquence. Une scène assez douloureuse, où la souffrance d’Anne Boleyn est vraiment palpable. Les sentiments qui l’animent sont de plus en plus vifs, et Natalie Dormer réussit assez bien à retranscrire le tout à l’écran.

C’est un peu l’affrontement entre les deux familles, Boleyn et Seymour, qui se met en place, alors que Cromwell se retrouve face à différents problèmes. Le premier est celui présenté par l’ambassadeur espagnol. L’empereur Charles Quint est maintenant prêt à légitimer le mariage entre Henri VIII et Anne Boleyn, à la condition que Mary reprenne la place qui lui revient dans la succession. La tête de Cromwell est assez explicite, il n’a même pas besoin de dire un mot pour que le spectateur sache à quoi il pense. Il ne va même pas en parler au roi, sachant très bien qu’elle sera la réponse. James Frain est toujours aussi impeccable dans son rôle.
L’accident du roi à la joute va aussi mettre Cromwell dans une position plus ou moins difficile. Cet évènement est somme toute assez drôle, car le roi est blessé, et perd connaissance. Alors, on en vient à la conclusion que le roi peut mourir. Il va se réveiller plus tard. D’un point de vue moderne, présenté de cette façon, on se dit juste qu’Henri VIII a dû s’évanouir, s’est simplement effondré à cause du choc, mais à l’époque, on s’imagine déjà enterrer le roi. Et pendant que certains prient, d’autres songent à la succession. Cromwell s’occupe alors des papiers, car si le roi meurt, tout doit être prêt. Thomas Boleyn aime bien cette possibilité, le menant alors à la plus haute des positions. Malheureusement – ou heureusement, le roi ne mourra pas, et alors, tout ce qui lui reste est le bébé de sa fille Anne, qui doit être prudente. Ce genre d’évènements ne se contrôle pas et le stress provoqué par la vue du roi et de Jane va en partie provoquer la perte de l’enfant.

Les dés sont alors jetés. Il ne reste plus que deux épisodes, qui vont bien entendu marquer la chute définitive de la famille Boleyn.

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CaroleC
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