Anne a perdu son bébé, et avec, la dernière chance de sauver son mariage. L’affection du roi est maintenant totalement dirigée vers la famille Seymour, qui commence doucement à remplacer les Boleyn en tant que favoris royaux. Certains changent de camp, et s’opposent à Anne, accusée d’adultère. Des arrestations ont lieu, menant tout à la mort.

Le roi a décidé de se séparer de sa femme. Pour donner encore plus de poids à cette décision, on lui annonce que son fils serait né difforme si Anne n’avait pas fait de fausse couche. Henri commence donc à remplacer les Boleyn par les Seymour, tandis qu’à la cour, le changement se fait sentir.
Thomas Boleyn commence à paniquer, tandis qu’Anne se doute fortement du destin qui les attend, sans pour autant le comprendre.
Les orientations politiques se déplacent, la peur monte, et le couperet va bientôt tomber. Charles annonce au roi que des rumeurs circulent sur l’infidélité de sa femme.

À partir de là, une enquête dirigée par Thomas Cromwell, va être menée. Des techniques tout ce qu’il y a de plus sadique, entre pression psychologique sur les servantes de la reine, et violence sans nom sur les possibles amants d’Anne. Tout est faux, ou presque, et tout le monde le sait, sauf le roi. Ce dernier parait s’être véritablement convaincu que toutes ces histoires sont vraies. Ce serait mentir de dire que cela ne l’arrange pas, bien entendu, la psychologie du roi se doit de justifier différemment les décisions à venir. On adhère ou non à cette interprétation historique, il faut bien dire que j’aurais plus imaginé Henri VIII totalement conscient que tout ceci n’est que mensonges pour mener sa femme au bûcher. À moins que certaines de ces rumeurs fussent réellement fondées ? Quand bien même, la série prend la décision de faire que le roi vit très mal cette tragédie, alors que c’est lui-même qui en est à l’origine.

La pression psychologique, et la peur montant au sein du clan Boleyn, ainsi que les actions de Cromwell, crée une intensité bien trop rare dans la série. Natalie Dormer n’aura jamais été aussi convaincante que quand la personnalité d’Anne vacille entre haine et angoisse, cherchant l’assurance qui a à tout jamais disparu.

La mort frappe donc, et les hommes entourant Anne, à l’exception de Thomas Wyatt, seul véritable coupable, vont perdre leur tête. À commencer par son frère, dont il ne doit sa condamnation qu’à sa femme, confirmant à Cromwell que son mari a bien une liaison avec sa propre sœur, dans le seul but de se venger de ce qu’il lui a fait subir. Une information qui va avoir du poids.

Anne est à la tour de Londres, une des dernières survivantes (avec son père) du massacre qui a lieu, et qui n’est pas fini. Le destin de la reine d’Angleterre se scelle dans un des épisodes les plus forts de cette saison et sûrement le mieux orchestré de toute la série.