The Tudors - Episode 3-1

1536. Henry épouse Jane Seymour, alors que son conflit avec Lady Mary touche à sa fin, et que le pèlerinage de la grâce se met en place.

Nous sommes en 1536. Alors que nous avions quitté The Tudors sur la fin d’Anne Boleyn, nous reprenons sur le nouveau mariage du roi, ayant lieu très peu de temps après le décès de la précédente reine. Pour l’occasion, Anita Briem laisse sa place à Annabelle Wallis, nouvelle interprète de Jane.

J’ai souvent reproché à Michael Hirst de laisser trop facilement l’Histoire du peuple de côté, et axée sur la vie du roi et de son entourage, confiné dans un espace limité, l’impact des décisions royales sur l’Angleterre se faisant que peu ressentir. La nouvelle reine et les évènements qui s’annoncent ont besoin de présentation, et ainsi, nous quittons la cour pour le Yorkshire et le Lincolnshire où une rébellion s’organise.

La nouvelle reine est catholique, religieuse victimes des malversations de Cromwell, homme de poigne et de pouvoir, à qui le roi doit beaucoup, mais cela, il ne le sait pas encore. Jane découvre aussi les multiples facettes du roi, et se révèle femme de caractère. Ce qu’il faut pour tenir face à Henri VIII. Ce qu’avait Anne. Comme toutes les femmes du roi, Jane a une mission qui peut lui assurer une longue prospérité (même si on connaît le destin tragique de la nouvelle reine) : avoir un fils. Alors qu’elle croit encore pouvoir intervenir sur certains sujets, Henri VIII ne tarde pas à lui signaler cet égarement de conduite, il est déjà question de fils. Même en coulisse, on veut un successeur masculin.

Cette préoccupation, omniprésente, risque de se voir éloignée temporairement, car dans le pays, les catholiques se réunissent : ils s’opposent au roi, à la dissolution des monastères, veulent pouvoir exercer leur croyance et moins de taxes (!) Me direz-vous, toute occasion est bonne pour réclamer une réduction d’impôts. Robert Aske devient leader de ce mouvement en gestation, symbole des conséquences qu’a eu les tumultes de la vie privée du roi Henri VIII.

Et comme chaque saison est avant tout marquée par la lente chute d’un être proche du roi, nous voyons ici les prémices de celle de Cromwell, que le roi est déjà prêt à envoyer à la mort. Ce dont se réjouirait le Duc de Suffolk, qui ne souhaite que cela, alors qu’il est envoyé par le roi affronter le soulèvement.

Et au milieu de ces visages familiers, des nouveaux nous sont présentés, tel Sir Francis, mais il faut reconnaître que son exposition ne nous intéresse guère, car trop peu ancrée dans les grands évènements qui marquent l’épisode, et surtout bien trop forcée. Entre révoltes, connaissance avec la reine, la réconciliation du roi avec sa fille, Sir Francis trouve difficilement sa place au cœur d’un épisode qui nous lance déjà dans l’action.

C’est par moment haché, alors que l’on a connu un The Tudors plus posé et lent. Le rythme se doit d’être rapide, réduction d’épisodes pour la saison oblige, ce qui ne peut, en soi, qu’être un atout pour la saison, qui n’aura pas, en toute logique, le temps de ralentir le rythme. Cette reprise est en tout cas plutôt alléchante.

Cette critique a été publiée une première fois, le 18 mars 2009.

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CaroleC
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