The Tudors - Episode 3.03

Le roi se réconcilie avec ses filles Mary et Elizabeth en période de fêtes de Noel, mais trahit les engagements pris pour contrer la rébellion, après avoir fait des promesses.

Nous ne sommes toujours pas au cœur d’une répression sanglante, et celle-ci risque donc de se manifester réellement au prochain épisode, bien qu’il aurait été plus ingénieux qu’elle se trouve dans cet épisode.

En effet, même si on peut comprendre les choix de Hirst quant au rythme de progression de la rébellion et des décisions du roi, qui s’oppose à ces sujets ayant cru pouvoir le faire céder (acte de trahison pour lui), sur le plan de la narration, on obtient un certain manque d’intensité. On fait monter la pression, avant tout avec les décisions tragiques que doit exécuter le duc de Suffolk, à savoir pendre les responsables, et devant par la suite mener à la mort femmes et enfants, mais si le tourment moral se fait sentir, ce n’est pas aussi palpable qu’on aurait pu le souhaiter. Cromwell, présent dans quelques scènes, apparaît très mesuré, et peu visible, alors qu’un conflit religieux se déroule, et qu’il perd la confiance du roi. Le personnage mériterait d’être en ces temps de crises bien plus mis en avant. Son point de vue politique et personnel (l’homme étant au cœur de ce qui a lancé le pèlerinage de Grace) aurait pu enrichir l’épisode.

Si le peuple se révolte, cela n’empêche aucunement le roi de continuer sa vie de cour, de prendre maitresse et de renouer avec sa famille. Surtout, la grande nouvelle est que la Reine est enceinte. Jane Seymour reste une femme mesurée et réfléchie. On la voit apprendre la mort de son père, montrant bien les ambitions de sa famille, placées encore plus haut que les siennes. Elle est la Reine, mais malgré cela, elle aurait aimé assister à l’enterrement de son père, décédé une semaine plus tôt. On a déjà vu Jane donner son avis dans la politique et le roi lui faire comprendre que ce n’était pas sa place. Ici, nous voyons bien la perfidie familiale, alors que Jane apparaît bien moins avide de pouvoir.

Cette dernière ne craint d’ailleurs pas la nouvelle maitresse du roi, car un heureux évènement joue en sa faveur : elle est enceinte. Rien ne pourrait rendre Henri VIII plus attaché à sa reine que la perspective d’avoir un fils. Cela n’est pas dit, mais l’histoire passée nous l’a déjà appris.

Un épisode qui tire donc quelques peu en longueur.

avatarUn article de .
CaroleC
1 commentaire