The Tudors - Episode 3-5

Henry s’isole alors qu’il fait son deuil de sa reine. L’ennemi voit là une opportunité à saisir, alors que Cromwell fait face à des oppositions.

Sur le plan temporel, The Tudors a toujours été imprécis. Si ce n’est que je trouve que pour cette troisième saison, il est réellement difficile de voir le temps passer. J’imagine que ce procédé permet de diminuer le fait que les protagonistes vieillissent, mais ils manquent certaines transitions. On ressent quelque peu l’absence d’information, tout particulièrement entre le deuil et le moment où le roi se relève enfin.

Ainsi, nous reprenons à la suite de la mort de Jane Seymour, et le roi a décidé de s’isoler, laissant la cour seule, et les problèmes naitre. Il n’a qu’une seule pensée, c’est celle d’avoir perdu sa femme, la première dont il n’est pas responsable de la chute, et qui, grâce à cela, est vue comme l’épouse qu’il a le plus aimée (en partie aussi, car elle lui a donné un fils).

L’animosité contre Cromwell se fait pour l’occasion plus palpable, tandis que d’autres profitent de la situation pour déclencher des combats inutiles et tenter de s’imposer. À commencer par Charles Brandon dont la haine pour Cromwell ne fait que grossir. L’isolement du roi permet par ailleurs de donner plus d’exposition à ce dernier, qui, malgré tout, reste silencieux. Mais, il n’en pense pas moins, pourrait-on dire, car le coup bas du roi va bientôt arriver.

Henri VIII commence à perdre la tête, pourrait-on dire. La mort de Jane va avoir une grande répercussion sur le plan religieux : c’est la création de l’Acte des 6 articles (ou le fouet à 6 cordes), qui entraine un rapprochement avec les principes catholiques, tandis que le bras droit du roi, Cromwell, est protestant. Une action qui est mal vue par l’homme, mais qui résume parfaitement l’état religieux du roi, et dont Thomas Cromwell n’avait jamais douté. Malheureusement, la série a rarement mis en avant les conflits religieux que la situation avait créé pour le roi, ce qui diminue quelque peu l’impact de l’acte.

Si ce qui touche le roi, Cromwell ou même Charles Brandon nous apparaît consistant, et surtout, déjà comme des petits éléments nécessaires à l’évolution, ce qui se passe avec les autres protagonistes mis en scène a de grandes difficultés à nous intéresser, à commencer par les saynètes en Italie, qui, depuis le début de la série, n’ont eu que maigres impacts dans l’intrigue, et se sont rarement révélés des informations vitales pour la cohésion de l’œuvre. Nous semblons encore sur cette route cette saison.

Nous avons dépassé la mi-saison, et nous nous dirigeons ainsi vers une nouvelle reine.

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CaroleC
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