The Tudors - Episode 3-6

La quête pour la nouvelle Reine est en route, Cromwell souhaitant marier le roi à une protestante, alors que la réputation d’Henri VIII complique les alliances.

L’Histoire avec un grand H ne facilite pas le travail de Michael Hirst, on en convient, et ce dernier a alors tendance à retomber dans quelques travers de la saison 1 dont on se serait bien passé. Alors que la dégradation des relations entre Henri VIII et Anne Boleyn étaient le centre de la seconde saison, apportant des enjeux dramatiques de taille et insufflant un rythme et une tension, variant en fonction des humeurs de Sa Majesté, cette troisième saison n’arrive décidément pas à retrouver cela.

Nous parlons pourtant bien plus des oppositions religieuses, mais nous ne sommes que très peu témoins de la violence qu’un tel conflit peut engendrer. Cette absence aura sûrement pour conséquence de rendre la mort par le feu, sur le bûcher, d’un ami de Cromwell, bien plus intense et douloureuse. Seulement, elle aurait pu très bien avoir son impact même si les épisodes précédents nous avaient délivré de la violence, pas obligatoirement aussi marquante, mais significative.

Par ailleurs, Rome n’a quasiment rien apporté à la série, et cette saison ne va définitivement pas à l’encontre de cette idée. Cette partie de l’histoire a tendance à mettre en scène des protagonistes que le temps peut nous faire aisément oublier, et n’étant aucunement aidé par le fait que le roi n’en a que cure de la papauté. Il est, d’une certaine façon, le Dieu d’Angleterre.

Justement, alors qu’il m’est arrivée d’être insatisfaite de voir The Tudors trop centré sur la cour, c’est pourtant bien là que l’on trouve ce qu’il y a de mieux, avec le roi. La blessure à sa jambe a failli lui coûter la vie, et sa santé mentale se détériore. Toujours plus instable et imprévisible. Il y a au fond, entre le roi, Brandon et Cromwell, beaucoup de mensonges, de silences, et un abcès qui grossit, sans fin. Ces oppositions politiques et religieuses ne sont pas toujours très bien écrites, mais restent assez fascinantes. Cette mise en scène du pouvoir est on ne peut plus éloquente.

Il est donc temps de trouver nouvelle reine, et, au vu des directions religieuses prises par le roi, il est plus que nécessaire de tenter de s’orienter de nouveau vers le protestantisme, pour Cromwell, tout du moins. Ici, comme souvent, on ne se préoccupe pas du peuple. Le roi tend à penser que la France se moque de lui, alors que commence à naître un certain attrait pour Anne de Clèves, dont il ne sait rien, et c’est d’ailleurs cela qui la rend fascinante à ses yeux. Rien n’est plus dangereux que le roi pris d’une soudaine passion, car cette dernière, quand elle retombe, peut être fatidique.

La nouvelle reine d’Angleterre va alors bientôt nous être présentée.

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CaroleC
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