Sous la supervision d’Henri VIII, the Earl of Surrey et ses hommes creusent un tunnel pour pénétrer le château de Boulogne. L’évolution de cette bataille se fait lentement, et la motivation des soldats faiblit, la maladie et les conditions de vie tuant aussi des hommes. Le roi d’Angleterre est malgré tout bien décidé à reprendre la ville.

1544. Henri VIII est en France, tandis que Catherine Parr règne en Angleterre. L’épisode va donc principalement s’orienter autour des directions prises par ses deux figures, qui influent sur ce qui les entoure. C’est par la même occasion l’amorce de la fin de la saison (et série), avec un certain nombre de situations nous rappelant qu’après cet épisode, il nous en reste deux.

Avant d’en arriver là, nous allons passer un peu de temps en France, le roi étant décidé à prendre Boulogne, alors que les premiers signes de trahison de l’Espagne se font sentir. Pour Henri VIII, la prise de la ville est plus qu’une question de victoire, c’est une question d’histoire, ce qui permettra à ce dernier de tenir bon, et de ne pas flancher avant d’avoir obtenu les clés de Boulogne.

Sur place, la relation entre Charles Brandon et sa prisonnière (Brigitte) va par ailleurs évoluer, les conduisant à devenir un couple à part entière. Si ce n’est pour le plaisir d’entendre Henry Cavill dire « Je t’aime« , cette relation manque d’un peu de consistance. Le couple réussit à être attachant, mais son évolution s’est fait un peu trop facilement, et si ce n’est pas incompréhensible, quelques développements supplémentaires auraient été bienvenus. Il faut quand même signaler que si les Français n’ont pas toujours été au meilleur de leur forme dans The Tudors, Selma Brook tire bien son épingle du jeu, et si quelques dialogues français (qui sont peu nombreux) sonnent terriblement creux, les accents ont le mérite de bien compenser.

Dans tout cela, qu’importe ce qui se passe en France, qu’il s’agisse d’amour ou de bataille (l’ensemble manque d’intensité), Joely Richardson s’impose en Angleterre, et une fois encore, la reine vole quelque peu la vedette au roi. La subtilité des rapports religieux se révèle bien plus intéressante, de même que les premières discussions en coulisses touchant le sujet ou l’économie. La mise en scène sert habilement les divergences de pouvoirs ou les inquiétudes des hommes au service du roi, alors que Catherine Parr resplendit de sobriété. Il n’est pas trop difficile d’imaginer la tournure que l’histoire aurait pu prendre, si la santé du roi ne s’était pas mise sur sa route.

Le siège de Boulogne a fait plus qu’affaiblir l’économie, il se conclut avec un goût particulièrement amer sur différents fronts. Les relations entre l’Angleterre et l’Espagne s’achèvent de façon presque vicieuse, au grand malheur de Mary, qui va au cours d’une scène exprimer pour la première fois sa volonté de voir le catholicisme être rétabli. Difficile de ne pas voir dans le discours de la future reine d’Angleterre le premier signe marquant clairement la fin d’Henri VIII et de la série. Le roi est par ailleurs physiquement au plus mal, et il est évident qu’il ne pourra pas tenir encore bien longtemps.

Il ne reste plus que deux épisodes pour conclure le règne.