Anne de Cleves (Joss Stone) et Charles Brandon (Henry Cavill)

Le roi jongle entre son travail de souverain et sa femme, décidé à faire plaisir à cette dernière. Katherine se sent menacée quand Henri VIII invite Anne de Clèves à venir à la cour, surtout que celle-ci s’entend à merveille avec Mary. Culpeper manifeste son intérêt pour la reine à Lady Rochford.

Henri VIII : I mourn Cromwell’s death.

Je dois bien admettre qu’à moi aussi, il me manque Cromwell. Ce n’est pas pour cela qu’il n’y a rien à se mettre sous la dent au contraire. On nous sert un épisode qui avance plus vite qu’on ne pourrait le penser sur pas mal de questions, bien qu’il offre dans sa dernière ligne droite quelques lenteurs – la faute à un montage un peu trop thématisé.

Michael Hirst a vite conduit Henri VIII à nous exprimer la perte de celui qui lui servait de bras droit, alors que je pensais que cela prendrait plus de temps à être affirmé. Il faut dire aussi que l’entourage du roi ne s’impose aucunement, personne n’ayant remplacé Cromwell. Henri VIII n’a plus de guide et se retrouve même le nez dans la paperasse ! De quoi lui déplaire, bien évidemment ! Le talent d’Henri est qu’il a véritablement conscience de ce qui a causé la perte de Cromwell, dans une scène où Jonathan Rhys Meyers s’impose magistralement en donnant vie à l’ambigüité du roi, entre regret amer et colère palpable.

Quand notre roi n’est pas préoccupé par son royaume, il couvre sa nouvelle reine de présents. Difficile de la faire plus insupportable que dans le premier épisode, et pourtant Hirst réussit à rendre Katherine quasiment détestable. Sa frivolité ne semble pas avoir de fin, tout comme sa naïveté. Son âge n’en ressort que plus, que ce soit dans ses crises de jalousies ou ses minauderies. Si les devoirs du roi ont toujours été fort séparés de sa vie privée, Henri VIII déclarant finalement apprécier Anne de Clèves (de passage à la cour pour la fin de l’année), cela ne fait qu’amplifier le sentiment de perte de Cromwell, et nous rappelle qu’à la place, nous avons hérité de Katherine.

C’est Mary qui va par ailleurs se charger de faire remarquer à la nouvelle reine que son père finira par se lasser d’elle. Elle paiera le prix de ses paroles, Katherine usant de son pouvoir pour manifester sa colère – et en même temps son infantilité. Mais, Mary est simplement magistrale, de par sa beauté froide et ses émotions. Sarah Bolger s’est imposée tout doucement dans ce personnage, qui s’est construit au détriment de la vision de son père, et qui a développé une personnalité très forte, qu’elle ne laisse ressurgir qu’en privée.

Si Katherine apparaît comme une folle ou une inconsciente pour certains membres de la cour, cela n’est pas le cas de Culpeper, convoitant toujours ardemment la reine, et qui va trouver en Lady Rochford une alliée. Les circonstances vont bien aider le prétendant, la blessure du roi le clouant au lit, et le poussant à refuser de voir sa reine pendant 10 jours. Katherine restant une enfant, elle a surtout le sentiment d’être rejetée, ne comprenant pas réellement de quoi il retourne.

La nouvelle reine se dirige plus vite que prévu vers sa propre perte …

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CaroleC
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