Henry surprend ses hommes en restaurant ses filles dans la succession royale, puis en forgeant une alliance politique inattendue. Le roi se retrouve par ailleurs à convoiter Catherine Parr (Joely Richardson), dont le mari est gravement malade et va bientôt mourir.

Ce sixième épisode s’annonçait comme un épisode de transition pour nous conduire d’une reine à une autre. Malgré cet état de fait, il sera tellement riche en évènements qu’il n’y aura pas réellement le temps de se pencher plus en profondeur sur la mort de la cinquième reine.

En fait, c’est quasiment tout le contraire, la mort de Katherine ayant provoqué des réactions en chaine que beaucoup n’avaient pas vues venir, à commencer par un nouvel Acte pour restaurer dans la succession ses deux filles, les princesses Elizabeth et Mary. Elle passe après leur frère Edward, mais il n’empêche que c’est un geste d’amour qui va avoir de fortes conséquences historiques.

Henri VIII ne s’arrête pas là, car ses conflits avec l’Écosse et la France vont tous deux prendre différentes directions. Tout d’abord, la chance va jouer en faveur de l’Angleterre, avec la mort du roi d’Écosse et la naissance de l’héritier, qui se révèle être une héritière, Mary. Le pays n’est alors pas en position de force, et propose une alliance. Le roi compte alors bien profiter de cette opportunité. Les derniers revirements vont le pousser à s’allier avec Charles-Quint, contre la France, qui marque la première alliance entre les deux depuis son mariage avec Catherine d’Aragon. C’est donc aussi une façon de marquer une sorte de retour au catholicisme, en même temps que de nous montrer un roi qui prend des décisions fortes.

Comme si tout ceci n’était pas suffisant, le roi, temporairement désespéré de trouver un jour le bonheur auprès d’une femme, va jeter son dévolu sur Catherine Parr, bientôt veuve. Nous faisons ainsi la connaissance avec la future reine du pays, et à la différence des précédents, il ne s’agit ni d’une alliance politique, ni d’un choix. Parr – qui est tout l’opposé de Katherine, à l’exception de son prénom! – ne souhaite pas du tout séduire le roi, ni à monter sur le trône. D’ailleurs, l’épisode s’attèle à pointer à plusieurs reprises que peu de femmes à ce stade souhaitent épouser le roi, à cause du destin des précédentes reines.

Katherine a eu une influence majeure sur la vision d’Henri VIII, celui-ci refusant donc catégoriquement de se pencher sur des femmes qu’on pourrait dire de petites vertus. C’est assurément pour cette raison particulière qu’il s’entiche si vite de Catherine Parr, déjà dans un second mariage, mais le tout ayant suivi les bonnes coutumes. Bien élevée et future héritière de la fortune de son mari, elle a tous les attributs que convoite maintenant le roi, qui retrouve ainsi son don de la manipulation pour obtenir ce qu’il veut. Il n’attendra alors pas bien longtemps pour faire sa demande.

A l’arrivée, ce sixième épisode contient un nombre d’évènements majeurs, qui empêche assurément de s’arrêter trop en longueur sur ce qui se passe. Les conséquences des récentes décisions – privées ou personnelles – permettront sûrement de se pencher de façon plus approfondie sur ce qui se passe. Ici, le roi reprend du poil de la bête après la mort de sa cinquième femme et cela laisse peu de temps à l’introspection. L’épisode y gagne en tout cas beaucoup en rythme, car il fait plus que mettre en place les situations politiques et privées, il les établit solidement.

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CaroleC
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