The Tudors - Episode 2-1

Le roi Henri VIII se nomme Chef suprême de l’Église et du Clergé d’Angleterre, alors que l’Église Catholique mène un combat contre lui en s’opposant à l’annulation de son mariage. Anne Boleyn demande à Henri de couper tous les liens avec Katherine, la reine est alors bannie de la cour.

Soyons honnêtes dès le début, The Tudors est une série que je qualifierais de moyenne. Il y a un véritable potentiel, l’Histoire de l’époque était on ne peut plus riche, mais les partis pris scénaristiques ne servent en rien la période, et nous donne le plus souvent des épisodes oscillants entre bons et mauvais.

Malheureusement, on reprend sur le même modèle que précédemment, et la révélation ne va pas encore avoir lieu. Au détour d’une scène, on nous annonce que le roi se nomme Chef suprême de l’Église. Un évènement de cette importance n’a pas suscité que des murmures dans une pièce, et il est véritablement dommage de s’arrêter à cela. C’est un peu le symbole de la faiblesse narrative de The Tudors. Beaucoup trop concentré sur le roi, et ses histoires de cœur, on assiste que peu aux conséquences de ses décisions. Comment se porte son pays ? Que se passe-t-il en Angleterre ? Les prémisses de la Réforme sont là, mais l’on ne ressent rien, pas une once de bouleversement. Tout ne se place que sur le plan de sa vie privée, alors qu’à la base, le roi était quand même un fervent défenseur de la religion. Cette opposition a dû quand même, pour lui, et pour son entourage, avoir une signification plus importante.

L’épisode apparaît aussi comme une introduction au conflit à venir contre la papauté. Thomas Boleyn veut sa fille sur le trône, Cromwell soutient le roi, et le camp opposé est incarné par Thomas More. Il y a introduction du religieux Cramner, en homme qui parle peu, et présentation du pape Paul III (incarné par Peter O’Toole).

Quelques scènes sont aussi réservées à Charles Brandon, pour nous expliciter sa situation actuelle : il a une nouvelle femme, Catherine, de 17 ans. (Dans la véritable histoire, il s’agissait de sa pupille, âgée de 15 ans). Pour le moment, cela parait plus pour replacer le personnage dans le décor, et nous rappeler l’importance qu’il a pour le roi. Car rien de ce que l’on voit n’est réellement utile de ce côté-là.

L’épisode se termine sur le renvoi de Katherine de la cour. Toujours digne, elle s’en va la tête haute, et elle n’aura pas facilité la tâche à Henri. On pourra aussi dire que cela aura permis à Anne de voir les mauvais côtés du roi, colérique et violent. Si pour le moment, elle reste calme, cela montre quand même le tempérament enflammé et impulsif d’un roi, et c’est une forte indication quant au destin qui l’attend.