Un Henri VIII plus bienveillant pardonne aux citoyens du Nord pour leur rébellion tandis que sa femme commence une relation passionnée avec Culpepper.

Après deux épisodes finalement assez agités et qui mettaient en place tous les éléments relationnels pour cerner la nouvelle reine, ce troisième épisode opte pour un rythme plus calme. L’intrigue ne va pas pour autant en souffrir, au contraire.

En fait, il y a une véritable mise en relief de la différence d’âge entre le roi et sa reine, s’exprimant par un comportement plus sage et moins colérique pour Henri VIII et des réactions enfantines pour Katherine.

Surtout, cette dernière se voit être mise en perspective avec des reines précédentes. Si les mères de Mary et d’Édouard sont évoquées, cette dernière – Jane – occupe encore une place vivace dans le cœur du roi, et la beauté de Katherine n’est pas suffisante pour rivaliser.

À ce stade, il semble que le physique de la nouvelle reine soit presque son dernier atout, car à la différence de Jane, justement, elle ne comprend strictement rien à la politique et tend à se placer avant tout en victime sans chercher à saisir les intentions du roi. Celui-ci emmène Mary au cours d’une visite dans le Nord, le peuple de cette région aimant particulièrement sa fille, au grand dam de Katherine.

Il faut dire que la reine cumule les erreurs, en annonçant un peu trop tôt une grossesse qui n’a jamais été là, et qui va par conséquent faire passer le roi de la joie à la déception. Elle enchaine donc les faux pas, dont le plus important est sa façon de se jeter dans les bras de Culpeper, principalement par déception. Le roi ne lui fournit pas l’attention qu’elle veut, et son amour propre la pousse vers celui qui ne lui glisse que des mots doux.

En signe de maturité et de sagesse, le roi trouve par ailleurs en Anne de Clèves une compagnie plus qu’agréable. L’ancienne reine destituée est aussi le symbole d’une époque plus glorieuse pour le roi, totalement conscient de ses erreurs. Anne est un mélange de jovialité et de calme, aimant sa nouvelle vie et faisant très peu de caprice. Son tempérament est presque l’opposé de celui de Katherine, rappelant constamment le choix d’Henri VIII.

C’est donc très simple : la nouvelle reine ne tient définitivement pas la comparaison avec ces prédécesseurs. Si le roi n’est pas encore totalement agacé par sa reine, les dernières épreuves l’ont clairement éloigné d’elle, pour rechercher un amour plus paisible auprès d’Anne.

Dans cet univers, Katherine n’est donc qu’une enfant, incapable de saisir le poids de ses actions, agissant avant tout par caprice et dépit. La reine, sans trop de surprises, réfléchit peu aux conséquences de ses décisions Au moins, elle a le mérite de n’être plus insupportable, mais il est difficile de ne pas ressentir un mélange de tristesse et de pitié en la voyant faire, se conduisant toute seule vers sa chute.

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CaroleC
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