La santé du roi décline, le siège de Boulogne ayant influé sur sa jambe et son corps. L’Église Catholique est en position de force à la cour, et ses représentants sont déterminés à prouver que la reine est une hérétique.

1544-1546. La fin du règne d’Henri VIII est proche et le pays est déchiré par l’Histoire, tout particulièrement religieuse. Alors que le conflit avec la France n’a pas encore trouvé une issue complète, c’est la religion qui agite le royaume d’Angleterre, incarnation des errements constants qu’a faits le roi sur la question. Il souhaitait unir tous ses sujets avec ses convictions, mais ses éternels changements ont clairement empêché ce fait, créant des divisions et des oppositions trop fortes. Hirst nous explicite ainsi le devenir du royaume, le roi laissant un pays déchiré par ses croyances.

Henri VIII a donc deux préoccupations majeures : la France, menaçant de frapper fort, et les luthériens, continuant activement leur réforme. Les catholiques en place à la cour, représentée par Bishop Gardiner, sont donc bien décidés à éliminer l’hérésie et la reine Catherine. Autant dire que certains hommes n’auraient rien contre une septième reine.

C’est bien simple : les années passent, les convictions du roi ont évolué avec le temps, de même que les membres de la cour. Ils souhaitent s’établir durablement et ce qui incarne à la perfection l’inverse de cette idée est Charles Brandon. Il est passé par suffisamment d’épreuves pour avoir gagné une certaine sagesse face aux actions du roi. Heureux avec Brigitte, il a fini de se battre vainement, encore plus conscient de l’état de santé d’Henri VIII.

Dans tout cela, difficile de ne pas faire de remarque sur le maquillage du roi et sur le jeu de Jonathan Rhys Meyers, qui tente de donner vie à un souverain puissant et vieillissant . Il peine à trouver le ton juste, et le roi s’efface beaucoup trop en cette période, épaulé par un scénario qui le place en homme fatigué. Cela ne l’empêche pas de finalement accepter qu’un jugement soit porté sur sa femme pour hérésie, bien qu’il ne lui souhaite aucun mal. Quoi qu’il en soit, s’il y a des doutes à émettre sur la direction prise, cela a au moins le mérite d’établir avec encore plus de force les déchirements que le pays connaît et qui ont lieu à tous les niveaux : au sein de sa propre famille, de la cour et du peuple en règle général.

L’épisode se concentre donc sur les dégâts religieux qu’Henri VIII a causé dans son royaume, ceux-là même qui ont participé à ce que son nom soit inscrit à l’encre indélébile dans l’Histoire.  Pour le coup, malgré un sentiment de passivité (il est par moment difficile de complètement se sentir impliqué par ce qui se passe), il est évident que Hirst fait un point sur la situation avant sa conclusion.

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CaroleC
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