The United States of Tara - Pilot (1.01)
Tara Gregson est mariée et mère de deux enfants. Elle essaie de vivre une vie ordinaire, alors qu’elle souffre de désordre de la personnalité multiple.

Ce mois de janvier nous apporte son lot de nouveautés et The United States of Tara rejoint la liste des dramédies-comédies de Showtime, où l’on trouve Weeds et Californication.

Derrière la série, on trouve Diablo Cody, qui est devenu connu d’un seul coup, un peu trop rapidement dans ce business, avec le film indépendant Juno. Nous ne sommes pas complètement dans le même registre, même si des familiarités dans le ton et l’écriture se retrouvent. Elle ne sait définitivement pas offrir le portrait d’un adolescent dans sa plus grande banalité, mais nous n’allons pas chipoter sur ce type de point dans un pilot. Le sujet qui nous intéresse ici, c’est Tara.

Tara, c’est Toni Collette. La lumière de ce pilote. Je n’ai en soi jamais douté de son talent d’actrice, qu’elle a plutôt montré – justement – dans le cinéma indé, et qui ici, permet de crédibiliser le(s) personnage(s). Nous avons donc une mère angoissée, voire déprimée, et qui, à chaque obstacle, perd le dessus. Elle laisse alors place à une autre de ses personnalités. Ce pilote nous en présente deux : T. l’adolescente limite vulgaire, fainéante, et qui ne joue pas dans la sobriété, puis Buck, vétéran du Vietnam, qui aime cogner, et loin d’avoir des manières.

C’est ici que le bât blesse, dirons-nous. Tara, T. ou Buck, chacun rentre dans une case, mais malheureusement, ce sont des clichés sans nom, que cela soit dans leur comportement ou leur apparence. La famille fait face à cette situation depuis un moment déjà, et sait plus ou moins comment gérer chaque personnalité de Tara. Nous ne savons pas trop ce qui a donné le jour aux multiples personnalités, mais on ne peut pas dire qu’on a choisi ici la voie de la subtilité dans la représentation de la maladie. Bien que je ne sois pas du genre à pointer ce type de défaut (c’est de la télévision, pas la vie), cela manque singulièrement de finesse, et seule Toni Collette réussit à nous faire oublier cela. La question est pour combien de temps ?

Tout ceci offre donc une introduction assez grossière de l’univers dans lequel la série va évoluer. Les pilotes ont tendance à en faire trop, celui là ne fait donc pas exception. La suite nous révélera alors si, oui ou non, The United States of Tara – plus dramédie que comédie – vaut vraiment le coup d’œil.

avatarUn article de .
CaroleC
1 commentaire