Alors que ses parents sont décédés il n’y a pas encore si longtemps, la jeune Elena Gilbert voit sa vie de nouveau chamboulée par l’arrivée des frères Salvatore à Mystic Falls. Elle va rapidement apprendre qu’ils sont des vampires et entre dans leur monde dangereux.

Succès de la saison passée de The CW, The Vampire Diairies est l’adaptation d’une série littéraire du même nom de L. J. Smith et qui a été développée pour le petit écran par Kevin Williamson et Julie Plec. Mais tout commença surtout par l’un des plus mauvais pilotes de la saison, ce qui n’était clairement pas le plus engageant qui soit. Autant le dire tout de suite, le tir va petit à petit être corrigé.

Le gros handicap du début de la saison est que The Vampire Diaries est prise entre son style teen show et les ambitions de sa mythologie. D’un côté, nous avons dès lors des storylines amoureuses peu originales qui se mêlent à d’autres affaires de simples adolescents en quête d’une vie normale dans une atmosphère qui n’a rien de normale justement. De l’autre, ce sont les frères Salvatore qui manient le style sombre, mystérieux et suave avec excès et qui possèdent des bagages assez lourds pour les pousser à se créer des problèmes sans arrêt. Et au milieu, il y a Elena.

Donc, petit à petit, tout ceci va être mesuré et les dosages vont varier laissant la partie teen show s’effacer par l’émergence d’une mythologie fantastique qui s’enrichira lentement, mais sûrement. Il faut dire que les soucis relationnels des frères Salvatore vont peiner à sortir de leur représentation manichéenne qui pourtant ne tenait pas trop la route. Damon le méchant et Stefan le gentil tourmenté vont devoir se mettre d’accord pour vivre une vie meilleure. C’est là qu’Elena affirme son rôle, car malgré la peur que Damon peut inspirer, l’adolescente va se faire médiatrice et parviendra à créer un terrain d’entente au bout duquel se trouvera inexorablement son ancêtre et vampire, Katherine.

Mais Elena et les Salvatore ne sont pas les seuls habitants de Mystic Falls et si la majorité trouve difficilement une place d’intérêt, cela ne les empêche pas de peupler la série et d’étoffer la communauté peu paisible dont une partie a bien conscience du passé trouble dans lequel les vampires ont joué une part plus que significative. Et puis il y a les jeunes un peu crétins, car ils sont jeunes. On ajoutera également Alaric, le prof d’histoire tueur de vampires en quête de réponses, un ennemi devenu allié et qui, contrairement à d’autres, embrassera sa place d’accessoire scénaristique pour perdurer sans agacer.

L’univers de The Vampire Diaries est donc vaste et, en une saison, il va finalement se passer beaucoup de choses. Les scénaristes n’hésitant pas à tuer des personnages, tout semble pouvoir arriver, ou presque.

Une bonne chose qui s’illustre aussi avec les différentes storylines majeures qui réussiront à évoluer de manière assez rapide. La seconde partie de la saison imposera d’ailleurs une cadence qui permettra d’éviter les détours trop inutiles qui ont ralenti les débuts.

Cette première saison de The Vampire Diaries a donc connu un départ assez difficile, mais est parvenue à trouver son ton, son style et son rythme, le tout en gardant en mémoire le public auquel elle s’adresse. Tout ceci ne devient pas parfait pour autant, la série possédant certains défauts qui peuvent être assez agaçants par moment, en particulier le jeu parfois très moyen de certains de ses acteurs, secondaires ou principaux, mais elle se révèle être un divertissement bien plus plaisant et accrocheur que son pitch de départ le laissait espérer.