Stefan et Damon décident d’affronter Katherine au bal masqué organisé chez les Lockwood. La vampire ne vient pas seule, réservant quelques surprises aux frères Salvatore.

Depuis les débuts, Katherine s’impose comme un mystère, tout particulièrement en ce qui concerne ses motifs sur son retour. La demoiselle a toujours déclaré avoir un plan, et une chose est sûre, celui-ci implique la moonstone. C’est approximativement tout ce qu’on sait, ce qui est, il faut être honnête fort maigre. Surtout, Katherine ne peut rester l’adversaire pendant 10 saisons – bon, j’exagère, mais vous voyez l’idée.

Cet épisode va faire deux choses importantes, dont la première aurait dû être faite il y a longtemps (à se demander pourquoi personne n’avait émis l’idée plus tôt) : régler son compte à Katherine. La rupture entre Stefan et Elena permet de faire que cette dernière est tenue pas mal à l’écart – surtout que son sosie vampire est bien présent – même si Elena est tout simplement incapable de faire ce qu’on lui demande. Autant dire que dans ces cas-là, le discours sur le besoin de savoir que les gens qui l’entourent et elle-même sont en sécurité est un peu vain, quand elle a tendance à elle-même foncer dans les situations de crises.

Mais, qu’importe, car ses amis vont parvenir à la tenir à l’écart suffisamment longtemps pour qu’elle ne vienne pas gâcher la soirée, où il va y avoir quelques morts. Tout le monde est donc dans le coup – même Alaric, condamné à rester auprès de Tante Jenna, le pauvre – pour éliminer Katherine, une décision qui aurait dû être prise il y a longtemps.

Cette prise d’initiative va offrir pas mal d’opportunités et d’évolution, jouant sur la naissance de complicités évidentes, mais pas exploitées à l’heure actuelle. Ainsi, Caroline finit par aider Tyler, poussé contre son gré à tuer quelqu’un. C’est géré approximativement comme on pouvait se l’imaginer, ou presque. L’intensité dramatique n’est pas la plus forte qui soit, mais les scènes font ce qu’elles ont à faire : déclencher la malédiction et créer le possible duo improbable Caroline-Tyler. Les deux peuvent aisément connecter sur ce chemin de la découverte et initiatique, malgré le fait qu’ils sont d’ « espèces » différentes.

L’autre duo qui sort du lot, c’est celui de Bonnie et Jeremy, les deux occupant finalement dans ce bourbier une place similaire, si ce n’est que Jeremy embrasse son destin alors que Bonnie tente de le fuir. Sa rencontre avec une autre sorcière devrait l’entrainer dans la bonne direction. En tout cas, nous voilà depuis le précédent épisode sur la pente montante pour Bonnie, l’équipe créatrice semblant plus que décidée à lui fournir enfin une place dans la série. Il était temps, me direz-vous. Surtout, elle parvient à être fortement moins insupportable, aidée sans doute possible par Jeremy Gilbert – fort à l’aise dans son nouveau rôle.

Caroline, Jeremy et Bonnie sont les rouages pour conduire Katherine dans le piège, ou en gros, là où se trouvent les frères Salvatore, décidés à planter un pieu dans le cœur de la vampire. Un affrontement et un petit twist bien pensé vont fournir la dose nécessaire d’action et de suspense, avant que le rythme ne se calme. La verve de Katherine n’est aucunement suffisante pour maintenir la confrontation dans la seconde partie, pas mal aidée par un Stefan qui ne perd aucunement le nord. En tout cas, voir les Salvatore décidé à lui faire la peau a du bon, malgré une conclusion quelque peu évidente.

Ainsi, « Masquerade » avait clairement pour vocation de régler – temporairement – le problème Katherine, tout en amorçant une nouvelle direction (impliquant un nouveau danger) et il le fait avec efficacité.