The Vampire Diaries - Pilot (1.01)

Pauvre Elena ! Quatre mois après un accident de voiture ayant causé la mort de ses parents, elle tente toujours de se réajuster à sa vie, comme son frère, Jeremy. Pour pimenter sa petite existence, sa meilleure amie, Bonnie, s’est découvert un don de voyance pendant les vacances, et un nouvel et mystérieux étudiant, Stefan Salvatore, vient de faire son apparition en ville. Alors que la jeune fille sympathise avec le nouveau venu, elle se doute que le beau ténébreux a un secret…

Le vampire est à la mode ces dernières années, mais au lieu de se montrer mystérieux et dangereux, il est devenu beau et ténébreux… et un peu chiffe molle, il faut quand même le dire.

Adapté des romans de L.J. Smith, The Vampire Diaries a connu quelques modifications pour s’adapter au format série, tout en conservant une direction similaire au livre, à commencer par des dialogues plus risibles que convaincants. Ils sont plutôt beaux ces jeunes perdus dans une petite bourgade d’Amérique, mais ce n’est pas le talent qui va les sauver du nouveau danger qui rôde dans le coin, nommé Damon.

Personne n’a encore vu la menace, ou la soupçonne, ce qui laisse le temps aux demoiselles d’admirer les fesses du nouvel étudiant, Stefan. N’allons pas cracher sur la marchandise, car au vu de la personnalité d’huitre des habitants du coin, il ne peut que faire monter les standards. S’il pouvait juste éviter de faire son regard de ténébreux malheureux quelques minutes, je ne lui en serais que plus reconnaissante.

Le bellâtre est – pauvre de lui – un vampire. Au lieu de rendre la chose exaltante, il la rend moribonde et pénible. À l’image de la musique sans fin qui rythme cet épisode, et finit par torturer nos tympans. Comme les dialogues creux, il aurait fallu la mettre un peu en sourdine pour que la pilule passe mieux. Mais, il n’a pas trop le temps de se préoccuper de ce genre de détails, car il a déjà trouvé sa bien-aimée, la pleurnicharde Elena. Elle a perdu ses parents et a décidé de jouer la carte de l’apitoiement. Heureusement, Bonnie, la copine voyante (et un peu quota racial) est là pour rendre le tout légèrement plus digeste, tandis que la pétasse Caroline vient nous fournir notre dose d’hypocrisie teenage. Il serait dommage d’arrêter les stéréotypes ici (après tout, ils sont dans le livre), nous avons aussi l’ex qui se balade toujours avec son  blouson nous indiquant qu’il fait partie de l’équipe de football, et le frangin, à mi-chemin entre l’emo et le rebelle (lui, c’est bonus, il n’était pas dans le roman !).

Autant dire que ce Vampire Diaries ne démarre pas sur les chapeaux de roues, plus douloureux que plaisant, plus drôle (involontairement) que prenant, on trouve dans ce pilote une liste de défauts sans fin qui n’a qu’une chose pour elle : on peut facilement les réduire, voire même pour certains, s’en débarrasser totalement. Pour cela, il faut aussi le vouloir. Vampire Diaries a alors deux voies s’ouvrant à elle : devenir officiellement un soap vampirique niais et sûrement indigeste ; ou arrêter de pleurnicher et assumer totalement son aspect surnaturel, favorisant son intrigue et sa mythologie, au détriment de son aspect superficiel. Faites que son compagnon de route, Supernatural, lui indique le chemin…

Pour savoir comment évolue la série, direction le bilan de la saison 1 de The Vampire Diaries !