Au lycée, une soirée dansante ayant les années 1960 en thématique se prépare. Elena et Bonnie décident d’y aller, malgré la menace qui plane. Klaus décide lui aussi d’utiliser l’évènement pour bouger ses premiers pions et en apprendre plus.

Voilà quelque temps que Vampire Diaries ne nous avait pas offert un épisode articulé autour d’une soirée/partie. Les années 1960 vont donc servir de fond à des évènements qui se veulent de plus grande importance. En somme, c’est un simple prétexte qui aura sûrement eu le mérite de pimenter les activités des costumiers et des responsables musicaux sur la série.

The Last Dance tombe dans les travers assez classiques de la série, articulant les interactions de ses personnages autour de données qui sont déjà en notre possession, mais sans pour autant les mener quelque part pendant quasiment tout l’épisode. Pire en ce qui concerne Matt, Caroline et sa mère, ce n’est qu’un simple rabâché où rien ne se passe. Une seule scène aurait suffi pour exprimer les doutes et les difficultés à passer à l’action pour la shérif. Au lieu de cela, nous allons avoir le droit à des regards inquiets et/ou évasifs pour soutenir des moments qui sont là pour faire ressortir la banalité de la vie de Caroline (ou de tout humain) quand elle n’est pas au cœur du tumulte vampire. Il y avait sûrement là un angle d’approche pertinent, mais l’équipe créative ne l’a pas saisi – et on peut se demander si elle en avait même conscience.

Le plus gros de l’épisode reste avant tout orienté sur le sacrifice trop évident de Bonnie pour que celui puisse se montrer finalement effectif. Cette partie permet avant tout à Matt Davies en Klaus dans la peau d’Alaric d’avoir l’opportunité de changer de registre, et surtout d’en faire plus que ce que la série veut bien lui offrir habituellement. Jenna a par ailleurs été lamentablement éclipsée (ce qui la rend tout particulièrement immature), alors que John Gilbert ne fait pas acte de présence. L’intrigue tend à faire ressortir à quel point il y a une absence de maitrise de l’univers adulte/adolescent/lycéen, accentué par le fait que Elena, Stephan et Bonnie se rendent en cours ! Une activité qui était devenue plus qu’anodine et qui s’inscrit ici dans le schéma de l’épisode – qui reprend finalement une orchestration narrative de la première saison.

L’ensemble aura eu le mérite d’enfin imposer Klaus dans le paysage, même si on ne peut pas dire qu’il se montre particulièrement menaçant. Ce n’est pas aidé par le fait que les pouvoirs de Bonnie restent limités. Supposée ultra puissante, le registre de bataille de la sorcière est trop redondant et manque d’imagination pour donner à la confrontation le véritable souffle de menace qu’il devrait délivrer. Les jeux de lumières et d’explosions ne sont pas suffisants.

Rien d’étonnant alors à constater une nouvelle fois qu’il faut compter sur Damon pour offrir à la fois de l’humour, du danger, un peu de surprise (même si ce dernier point n’est pas très effectif), et même une note de romantisme !

The Vampire Diaries se prépare donc pour sa fin de saison, mais retombe dans ses travers, ne sachant finalement pas très bien orchestrer ses premières confrontations avant le bouquet final. Quelques passages tirent leur épingle du jeu, et surtout l’épisode se termine sur une scène non surprenante, mais qui est bien amorcée et intéressante pour la suite.