De retour chez elle, Elena trouve John blessé. Il ne faut pas longtemps à Damon pour comprendre que Katherine a refait surface. La ville est en deuil suite à la mort du maire.

En voilà un épisode qui porte bien son titre ! The Vampire Diaries revient pour une seconde saison, marquée par le retour de Katherine. De quoi clairement mouvementer comme il se doit la série.

Cette dernière nous avait laissés sur un cliffhanger, avec Jeremy décidé à passer l’arme à gauche et l’Oncle John gisant sur le sol, après avoir été mis à terre par Katherine. On nous remet dans le bain, avec la scène finale pour reprendre directement sur la suite, soit Elena débarquant chez elle.

La confrontation avec Katherine ne se fera pas tout de suite, et surtout, elle n’aura pas lieu avec Elena. Au-delà du fait que c’est la même actrice qui interprète les deux personnages, il y a sûrement derrière cela une raison (plus viable que quelques contraintes techniques de pacotilles de nos jours). En attendant, les frères Salvatore vont rapidement réaliser que leur « ancien » amour – tout dépend de qui on parle – est de retour à Mystic Falls. Les voilà donc à devoir découvrir ce qu’elle veut, tout en évitant de trop se faire manipuler. Ce n’est pas un grand succès.

Katherine est donc là. On ne sait pas véritablement ce qu’elle veut, mais elle sème déjà la zizanie. Si la position de Stefan est assez claire, c’est avec Damon que les choses vont quelque peu dégénérer. Je ne suis pas très friande de l’ainé Salvatore torturé émotionnellement parlant, mais on peut espérer que ces éternels rejets auprès de la gent féminine puissent pousser le vampire dans des directions plus imprévisibles, comme la fin avec Jeremy le montre. Incontrôlable, Damon devient fortement intéressant – tant qu’il ne pleurniche pas trop sur sa personne.

Petit interlude pour rassurer la foule : tante Jenna fait toujours figuration ! Alaric est aux abonnés absents.  Fin de l’interlude.

Donc, dans tout cela, l’épisode prend aussi le temps de nous rappeler où en sont tous les autres personnages : Jeremy souhaite devenir un vampire, Caroline est à l’hôpital suite à l’accident de voiture et Matt joue les amoureux inquiets, la famille Lockwood est en deuil.

Dans le cas du frère d’Elena, le personnage est quelque peu en roue libre dans ce season premiere face à l’échec de sa tentative de vampirisation (ou, je ne sais pas comment cela s’appelle en fait !), au point qu’il n’est pas difficile de se demander s’il ne va pas temporairement errer pendant quelque temps. La fin remet légèrement en cause ce fait, car à force de se retrouver nez à nez avec le mort, Jeremy devra sûrement creuser la question. À voir sur la durée.

La situation de Caroline est aussi bouleversée par la fin, qui laisse suggérer un avenir fort compliqué pour la demoiselle – ou en tout cas plus vampirique. Finalement, c’est un peu la direction dans laquelle on imaginait que Jeremy nous entrainerait ; le fait est que cela fournit quelque chose à Caroline, qui n’a rien eu à faire pendant une bonne moitié de saison. Un constat qu’on peut presque faire aussi pour Bonnie, dont la sorcellerie est le seul atout qu’elle a en poche, mais qui peine à réellement trouver sa place. Les petits tours de passe-passe, c’est gentil cinq minutes, mais la meilleure amie d’Elena aurait bien besoin d’une vraie storyline. Elle est comme Tyler Lockwood, perdue dans la présentation de son univers qui s’étend. Pour le jeune homme, le retour en ville du mouton noir, soit l’oncle caché, devrait possiblement ouvrir quelques portes pour développer la question.

Pour son retour, The Vampire Diaries n’essaie pas de trop en faire, mais de rappeler où en sont les personnages et d’installer solidement à l’aide de quelques confrontations le personnage tant attendu de Katherine. Le résultat est plutôt solide. Malgré quelques moments qui tirent en longueur, l’épisode parvient à parfaitement remplir son rôle, jonglant entre les dernières conclusions à apporter sur ce qui était laissé en suspens et l’installation des nouveaux enjeux. Une bonne façon de se remettre dans le bain.