The Vampire Diaries - The Turning Point (1.10)

Après avoir lu le journal d’un ancêtre Gilbert, Jeremy se remet à dessiner – un hobby arrêté après le décès de ses parents. Sheriff Forbes apprend à Damon qu’une autre attaque vampirique a eu lieu et lui offre la possibilité de traquer le tueur. Elena essaie de convaincre Stefan de rester.

Comme le précédent épisode, ce Turning Point possède son lot de scènes mal agencées, où il faut distribuer des informations au détriment d’une cohésion plus abouti. Le problème a l’avantage de ne pas s’étaler sur la durée, mais il est évident qu’en ce moment, Vampire Diaries met en place pas mal de choses, tentant de développer un univers plus large, mais peine un peu à le faire bien à cause de certaines restrictions imposées au début du show. Pour faire simple, il faut élargir les horizons d’une mythologie au départ très centré sur les Salvatore et ce n’est pas de tout repos pour l’équipe créatrice.

On laisse pour le coup Bonnie et la sorcellerie de côté, avec une simple évocation pour nous rappeler que cela est bel et bien présent. Au lieu de cela, on opte pour instaurer les premiers éléments de ce qui va assurément permettre de découvrir les loups-garous de Mystic Falls. Les scénaristes jouent donc avec le spectateur, nous faisant opter pour deux choix possibles : le premier, Jeremy, avec la découverte d’un journal de l’un de ces ancêtres presque explicites sur la question, et le second, c’est le revenant Tyler, qu’on pouvait espérer évanoui dans la nature, mais qui n’a donc pas quitté le coin. Tous deux ont pour lien un amour du dessin typiquement télévisuel. Pourquoi y a-t-il toujours des pseudo-artistiques dans les séries télévisées ? On se le demande ! L’un comme l’autre, quoi qu’il arrive, cela ne pourra que permettre au personnage de sortir du cliché dans lequel il est coincé. Au bout du compte, c’est peut-être les deux, et ils finiront par sympathiser en allant hurler sous la lune, qui sait ?

Mystic Falls reste avant tout un nid à vampires, et accueille le tout nouveau Logan. Enfin, le revenant Logan, dans une scène d’ouverture peu subtile, au cas où le spectateur aurait eu un doute sur la nature du jeune homme. Il va donc occuper les deux frères Salvatore, qui, il faut bien le dire, fonctionnent définitivement très bien ensemble. Malheureusement, on va vite arriver à une séparation, et pour le coup, Damon s’en tire bien mieux, Stefan devant alors gérer la crise émotionnelle en cours avec Elena. Cette partie plombe quelque peu l’épisode et se trouve être l’un de ces points faibles. Quelques dialogues creux et une partie de jambe en l’air plus tard, on aurait pu espérer que la situation était enfin réglée et qu’on allait de l’avant, mais il est clair que ce sont ces moments-là qui nous rappellent l’aspect teen de VD. Car, c’est le moment opportun pour qu’Elena se souvienne de son âge et prenne la tangente, lâche comme elle est, devant la photo de Katherine.

Pour compenser les amourettes peu inspirées de la bourgade (celle de Matt et Caroline n’est pas mieux), il nous reste donc le fait que Logan nous révèle à sa façon qu’il y a d’autres vampires dans le coin, et que le plan de Damon est encore réalisable. Des informations mal introduites, mais nécessaires pour conserver la présence du frère ainé Salvatore et lui donner de quoi s’occuper. Logan va aussi servir à Alaric, d’une façon plus mystérieuse, démontrant que le professeur d’histoire en sait bien plus, mais beaucoup d’efforts sont fait pour ne pas montrer une nature vampirique, laissant alors planer le doute. Après les gros panneaux clignotants que nous avons eus la semaine dernière, on peut décemment se demander, si, au fond, Alaric ne serait pas une autre sorte de créature mystique ?

The Turning Point sert d’épisode de fin de première partie de saison à Vampire Diaries, la série revenant en janvier. L’épisode moyennement abouti, mais comme souvent, possédant son lot de bonnes choses, devait se finir sur un cliffhanger, qui laisse Elena face à un inconnu après un accident de voiture. Ce n’est clairement pas le suspense qui va nous ronger pendant le mois de pause, mais la série s’est suffisamment développée pour qu’on ait envie de revenir en janvier, même sans cela.