Se réveillant d’un coma dans lequel il a été plongé après s’être pris une balle, Rick Grimes découvre un monde post-apocalyptique envahi par les morts-vivants.

AMC et Frank Darabont adaptent The Walking Dead, le comic book au titre éponyme de Robert Kirkman, plongeant le lecteur au cœur d’un univers où, par un phénomène inconnu, les morts ne meurent plus.

Tout commence donc avec une scène que l’on peut aisément qualifier de « choc », n’ayant aucun autre but que celui de bousculer directement son spectateur en montrant son héros tirer une balle dans la tête d’une petite fille. C’est totalement gratuit, mais cela a le mérite de poser le ton, en tout cas pour ce qui touche les tueries de zombies, l’épisode s’appliquant beaucoup à nous montrer des balles leur explosant la cervelle. Une violence qui reste d’ailleurs tout du long contrôlé et ne se montre pas aussi radical que l’on pourrait le souhaiter, mais qui est peut-être ainsi plus proche de sa représentation papier. En espérant que la suite soit plus à l’image de la conclusion de l’épisode, soit avec plus de sang.

Quoi qu’il en soit, après cette introduction, retour à la case départ pour mieux nous introduire Rick Grimes, député sheriff destiné à finir dans le coma et se réveiller bien plus tard dans un monde post-apocalyptique.

La série prend clairement le temps de poser son personnage principal, et l’univers dans lequel il se retrouve plongé, à travers un rythme plutôt calme et une ambiance qui cherche possiblement à être pesante, mais qui ne se montre pas véritablement oppressante. Le scénario suit ainsi fidèlement le matériel d’origine, y intégrant quelques petites divergences et approfondissements pour donner de la consistance aux premières rencontres que fait Rick, le père et son fils étant ceux qui l’aideront à trouver la route vers sa femme et son enfant.

Ce premier épisode ne tente définitivement pas d’en mettre plein la vue, et joue d’ailleurs déjà de la carte du développement psychologique et de l’émotionnel (une marque de fabrique du comic book). Le fait est que cette plongée ne prendra pas du tout par surprise le lecteur et pourra assurément se montrer possiblement trop sage pour les fans du dégommage de zombies.

« Days Gone Bye » a d’ailleurs beau être le titre du premier trade paperback réunissant les 6 premiers numéros de la série, il ne va pas adapter ce dernier dans son ensemble, se contentant avant tout d’être introductif, et de conduire Rick Grimes vers son destin.

C’est sans trop de surprises que la série débute en étant fidèle au comic book, fournissant un pilote bien structuré pour poser son héros et son environnement. À la fin, c’est le plus compliqué qui attend The Walking Dead, devant clairement prendre des largesses avec son œuvre d’origine pour pouvoir s’affirmer.

Cette critique a été publiée une première fois le 21/10/10.