Rick se voit sauver la vie par Glenn, pour découvrir qu’il a mis en danger un groupe de survivants.

Après un pilote au sein duquel Rick Grimes faisait route quasiment tout seul tout du long, Guts renverse la vapeur pour nous introduire un certain nombre de personnages secondaire, et ce n’est pas une franche réussite.

Cet épisode s’orchestre autour d’un seul but. Après que Rick soit sorti du tank – de façon qui manque certainement de panache -, il fait la connaissance d’un groupe de survivants se retrouvant piégés par les morts-vivants par sa faute. La mission sera donc de trouver un moyen de sortir de ce guêpier.

Il faut alors trouver un moyen d’imposer Rick, notre héros futur leader, tout en fournissant suffisamment de situations pour rendre les nouveaux personnages au moins tangible. Nous avons alors Glenn et Andrea qui sortent du lot, tandis que les autres peinent à trouver leur place. On peut alors supposer qu’ils sont fortement aidés par le support papier, étant deux personnages existant dans le comic book. Ce n’est pas le cas de Dixon Merle et T-Dog, auxquels nous sommes vulgairement introduits à l’aide d’un affrontement. Pour ne pas aider notre affaire, plus l’épisode progresse, plus les deux personnages ne semblent tout simplement pas connectés au groupe. En plus de ne pas être finement écrit, personne ne semble avoir de problèmes à les laisser derrière. Dans le cas de Dixon Merle, on peut rapidement arriver à la conclusion que c’est simplement, car il est insupportable et que son comportement tend à laisser penser qu’il a juste envie d’y passer (il apparaît être un danger pour lui et pour les autres). T-Dog est juste caricatural et l’histoire ne pourra que mieux s’en porter une fois qu’un zombie lui aura réglé son compte. Morales et Jacqui sont quelque peu transparents, mais il sera moins compliqué de les faire sortir de leur rôle et de les développer – s’ils ne meurent pas avant, bien entendu.

Pour le coup, il faut reconnaître que Rick n’a pas grandes difficultés à se montrer plus malin que les autres. Cela ne fait pas très longtemps qu’il a plongé dans cet univers post-apocalyptique, mais l’histoire nous l’impose comme un être plus débrouillard et plus intelligent. Son bagage de policier est un atout non négligeable, mais il est effarant de constater l’absence de logistique qui a régné (Shane ne semble pas avoir pris le temps d’expliquer à Andrea comment enlever le cran de sécurité d’un revolver).

Sans jamais véritablement prendre le dessus, Rick parvient à orienter le groupe, décidé à sortir tout le monde vivant. Bien entendu, le plan va avoir quelques anicroches qui seront un peu trop visibles (la pluie, ce qui a le mérite de coller au temps qu’il fait actuellement chez moi !). L’action ne se montre pas encore ce qu’il y a de plus efficace, mais la mise en danger de Grimes et Glenn est suffisamment convaincante pour fournir une fin d’épisode plus mouvementée – même s’il va falloir tuer quelqu’un rapidement pour que la menace s’affirme.

Enfin, si le groupe occupe une grosse part de l’épisode, nous avons le droit à deux-trois scènes au camp, dont l’introduction de l’épisode – qui n’est pas une mise en bouche des plus attrayantes pour un show de zombies. Enfin, cela permet avant tout de rester en contact et d’être introduit à d’autres personnages – tel Dale ou Amy.

Ce second épisode de The Walking Dead peine donc à tenir la mesure imposée par son pilote. Devant clairement pousser Rick vers le groupe, la transition entre ses premiers pas dans ce monde post-apocalyptique en solo et son intégration parmi les survivants n’est pas très bien maitrisée. Certains personnages se montrent plus que prometteurs et parviennent aisément à créer des liens avec Rick (ou le spectateur), mais ils participent aussi à faire que ce second épisode possède encore un aspect introductif (au vu des nouvelles rencontres), freinant l’établissement d’un monde zombifié plus affirmé.