The Walking Dead Saison 7 Episode 6

Nous voilà maintenant au sixième épisode de cette saison 7 de The Walking Dead, moment choisi par l’équipe créative pour reconnecter avec Tara et, dans une moindre mesure, Heath. La construction narrative de la série tend à étirer plus que de mesure des évènements qui auraient dû être révélés bien plus tôt. Ou alors, il devient important de réduire le casting pour que cela ne prenne pas quasiment une demi-saison pour que l’on sache où tout le monde se trouve et a traversé.

S’il est difficile de ne pas voir dans Swear une démonstration des scénaristes dans leur capacité à gagner du temps avant qu’un nouvel évènement d’importance arrive, Tara reste un personnage avec un potentiel sympathie indéniable. Sa volonté de survivre sans pour autant poser un regard éternellement pessimiste et macabre sur ce qui l’entoure comme d’autres aident à donner corps à une ambiance qui, même lorsque la méfiance est présente, n’est pas oppressante.

Cela ne signifie pas que cet épisode de The Walking Dead parvient à légitimer son existence, il aurait été aisé de faire que l’intrigue se passe en parallèle d’une autre pour éviter les longueurs. On aurait pu, par exemple, suivre Heath de son côté dont l’avenir est incertain – à l’évidence, car son interprète Corey Hawkins est maintenant à la tête de 24 : Legacy.

Si Tara est dans l’ignorance de ce qui s’est récemment déroulé avec Negan, elle découvre une autre communauté qui a été touchée par les Saviors. Il semble que personne dans les environs ne peut les éviter ; on ne peut que supposer que Negan était en phase d’expansion au moment du Terminus.

Le groupe des Saviors continue d’être présenté comme cet ultime vilain, pire que tout ce que l’on a rencontré jusqu’à présent pour essayer d’imposer un règne de terreur sans que les scénaristes ne parvienne à réellement véhiculer l’effroi.

Tara nous entraine alors dans une communauté exclusivement féminine et se nourrissant au poisson pour remettre de nouveau en perspective les actions de chacun pour assurer sa survie. Le parallèle qui se tisse avec Cindy qui lui sauve la vie et désobéit aux règles sert à mieux mettre en exergue que l’on peut certainement ne pas se laisser entièrement consumer par la noirceur de ce monde.

Le but est de rappeler que tuer reste un choix, même si le faire si loin d’Alexandria tend quelque peu à diminuer le jugement de valeur que les scénaristes pourraient porter sur le massacre perpétré par le groupe de Rick.

L’introduction de cette communauté permet également de continuer à élargir le monde de The Walking Dead et de montrer comment chacun se réorganise pour survivre. Le tout semble cependant se développer autour des Saviors au point qu’une coalition pour mettre un terme au règne de Negan s’impose presque comme une évidence.

Ce besoin de tout rattacher aux Saviors tend quelque peu à réduire le champ de vision, affirme ce besoin des scénaristes d’avoir toujours une grande figure humaine maléfique vers laquelle se tourner pour assurer que tout peut partir de travers à n’importe quel moment.

Le suspense n’est néanmoins pas vraiment présent, le manque de réelles connexions entre les storylines et personnages (au-delà des thématiques plus que classiques du show) donne le jour à un univers un peu trop décousu.