Le groupe est autorisé à entrer dans le CDC par un étrange docteur. Seulement, le confort des lieux dissimule une autre vérité.

The Walking Dead touche à la fin de sa première saison avec un épisode s’inscrivant dans l’esprit de ce qui fut établi, pour le meilleur et pour le pire.

C’est sans trop de surprises que le CDC ne se révèle être qu’une étape sur la route de la survie pour notre groupe présent pour intensifier le drame et placer ses protagonistes face à une vérité évidente, mais qui n’a pas à être nécessairement fataliste. D’ailleurs, au vu de la tendance de la série à s’approcher du pathos, je fus presque étonnée que personne n’eût l’idée de faire un discours sur le fait que l’espoir se trouvait juste sous leurs yeux, soit le groupe qu’il formait et leur volonté de poursuivre ensemble.

Quoi qu’il en soit, avant d’en arriver au drame inévitable, nos amis découvrent l’intérieur du CDC et font connaissance avec le dernier survivant du lieu, le Dr. Jenner. Celui-ci sera là pour mettre un terme à un possible développement dans la direction scientifique, vu qu’ils se trouvent que les plus proches d’une solution étaient les Français (je suis fière de nos scientifiques !), mais personne ne va s’amuser à traverser la mer pour découvrir si, par miracle, il y a encore un survivant là-bas pouvant les aider. Une manière convenable de clôturer cette question inévitable sur le phénomène. Ils pourront toujours y revenir bien plus tard dans la série si le cœur leur en dit, mais en attendant le chapitre est clos.

Notre groupe de survivants profite donc du confort des lieux, douche, air conditionné et alcool fournissant à la fois un véritable moment de répit et l’opportunité pour certains de s’effondrer psychologiquement. Qu’importe ce qui se passe, il y a aussi une mise en valeur que le danger ne se trouve pas forcément dehors, avec un Shane plus qu’entreprenant avec Lori, la série jouant une nouvelle fois avec la notion d’humanité et de sécurité. Voir le Dr. Jenner être menacé de mort plusieurs fois en cinq minutes par les autres survivants s’inscrit très bien dans cette idée.

Si l’épisode continue donc d’exposer l’instabilité galopante de Shane (parvenant pour le moment à s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard), il met aussi en scène différente approches psychologiques, à commencer par le Dr. Jenner, dont la banalité de son histoire personnelle est un peu trop flagrante. C’est tragique, on en convient, mais c’est aussi très présumable. Les décisions de la plupart des protagonistes s’inscrivent dans cette lignée, où il y a quand même Dale pour bousculer Andrea en s’appuyant sur un développement établi au cours de la saison, donnant le poids nécessaire à leur relation pour toucher.

Cette saison 1 ayant établi un schéma assez précis, ce dernier épisode ne va pas déroger à la règle, l’appliquant quasiment à la lettre, et fournissant une véritable dose d’action à la fin. La grenade trouve d’ailleurs l’opportunité de faire surface (c’était sur ce plan-là bien pensé, vu qu’on a eu le temps de l’oublier), et nous offrira au moins une belle explosion pour conclure.

The Walking Dead se termine donc sur un épisode trop prévisible et clôturant cette première saison avec une absence  regrettable de montée de tension et d’angoisse. Le point positif est sans conteste que l’attente entre les deux saisons ne risque pas de se faire sentir.