La mission de Rick à Atlanta est mise en péril quand le groupe fait une rencontre inattendue. Au camp, le comportement étrange de Jim inquiète ses compagnons.

Épisode écrit par Robert Kirkman – l’auteur du comic book dont est tiré la série -, Vatos s’inscrit dans la lignée de ce que la série a décidé de nous offrir, avec à la clé quand même, une mise en danger qui va forcément impliquer de prendre une décision (déjà visible au dernier épisode).

L’épisode reprend là où le précédent s’était terminé, le groupe à Atlanta découvrant que Merle est parti, et les gens au camp continuant leur quotidien. Cette séparation évidente est là pour exploiter les deux registres de la série : d’un côté, ce qui a le potentiel pour fournir des rebondissements, de la tension et de la violence ; de l’autre, de la psychologie comportementale moyennement inspirée.

À Atlanta, le groupe s’organise donc logiquement pour retrouver Merle, si ce n’est que les possibilités qui s’offrent à eux sont à la fois nombreuses et maigres. Pour une question de logistique, de protection et d’efficacité, il s’impose de récupérer le sac d’armes de Rick avant de s’aventurer plus loin dans la ville, une décision qui va entrainer un détour sur la route pour retrouver le frère de Daryl, vu que Glenn se verra embarquer par un autre groupe. Ce dernier pose ainsi les enjeux de l’épisode, du moins pour un court laps de temps, car finalement, il ne fera que passer d’une caricature à une autre, s’inscrivant définitivement comme un simple détour, avant le retour au camp (sans moyen de locomotion et sans Merle). Grâce à Glenn, Rick aura au moins récupéré son chapeau !

Il n’empêche que c’est, avant la scène finale, ce qu’il y a de plus intéressant que cela soit dans les interactions de Rick avec son groupe de survivants, ou dans la tension qui est installée, le quotidien au camp luttant pour se trouver des situations suffisamment riches pour être intéressantes. Ainsi, les troubles psychologiques de Jim ne captivent assurément pas, surtout que la série ne s’était pas donné la peine de véritablement établir le personnage. Difficile alors de ressentir quoi que ce soit, non aidé par le fait que c’est Shane en charge de cette crise, et que son ton bonne morale donne bien envie de piquer une crise de nerfs.

Enfin, l’épisode se décide à faire clairement monter les enjeux dans sa fin, ce qui semble décidément être une marque de fabrique de la série, si ce n’est que cette fois-ci, nous atteignons un point de non-retour, avec les premières pertes au sein du camp. Le surplace n’est donc ainsi plus de mise, le groupe se devant maintenant de bouger.