Suite à l’attaque, les survivants du camp brûlent les corps et enterrent leurs morts. Face à cette situation critique, le groupe doit prendre une décision importante pour leur futur, et Rick et Shane s’opposent sur la destination.

The Walking Dead se poursuit sans véritablement prendre par surprise, Wildfire contenant approximativement tout ce qu’on pouvait imaginer, ce qui ne l’empêche pas de se montrer plus solide et maitrisé.

La familiarité avec les personnages aide sans conteste à donner plus de profondeur au récit, qui va principalement s’orienter sur le deuil qui accompagne la tragédie ayant conclu le précédent épisode. Les membres du groupe sont majoritairement plus tangibles, et ceux qui ne le sont pas sont simplement destinés à quitter le bateau – en vie ou non, mais laissé d’une certaine façon derrière, car la vie est ainsi faite.

Le fait est que cet épisode surpasse ces prédécesseurs par le simple fait que nous sommes à un tournant majeur pour le groupe, qui ne s’éparpille pas, mais doit bien évidemment faire face à ce qui leur pendait au nez : ils sont officiellement dans une zone dangereuse. Chacun a une façon différente d’appréhender la crise, entre volonté de liquider les zombies, faire son deuil des êtres chers, et choisir la bonne route pour survivre. La diversité n’a jamais eu plus de valeur que maintenant, bien qu’on peut quand même percevoir que seul Darryl voit en l’incinération une réelle vertu – de nos jours, c’est quand même commun, et cette volonté d’enterrer les corps est possiblement un peu poussée pour accentuer le drame humain.

Les opportunités pour les confrontations sont suffisamment nombreuses, sans pour autant qu’il y ait une perte de contrôle. L’évocation de l’absence de règles – et finalement de leader qui va avec – a clairement choisi le bon épisode pour être exposée, au vu de la passivité de certains membres, ne pouvant décemment que suivre, et n’ayant pas d’autres raisons (ni d’envie) de faire autrement.

La mort les ayant frappé de plein fouet, c’est dans ces conditions que les rapprochements et les doutes naissent, opportunité pour donner une cohésion jusque-là peu palpable de l’ensemble du groupe, et de quelques affinités, comme la relation entre Andrea et Dale, des liens s’étant forgés avant que Rick arrive. L’épisode parvient à mettre bien mieux en valeur un esprit de communauté devant s’accommoder des idées et des attachements affectifs des uns et des autres, même si cela signifie accepter une décision que l’on n’apprécie pas.

Rick et Shane sont l’illustration de tout cela, tous deux perdant quelque peu pied avec la réalité, à un moment différent – le second étant d’une instabilité bien plus dangereuse que le premier, Grimes étant quant à lui confronté à un sentiment de désespoir latent renforcé par ses tentatives de contact avec Morgan et une impuissance qui vient clairement le frapper au visage.

Ainsi, dans son ensemble, cet épisode de The Walking Dead réussit à se bâtir sur ce qui fut construit avant et fournit une note d’espoir qualitative en même temps qu’une nouvelle direction pour la conclusion de la saison… la semaine prochaine.