The West Wing : La fin d’une ère (saison 7)

3 Août 2013 à 13:13

The West Wing : La fin d’une ère (saison 7)

Avec la saison 6 qui se terminait en lançant officiellement la campagne présidentielle, The West Wing ne pouvait qu’enchainer en passant directement aux choses sérieuses pour sa septième et ultime année. C’est donc ce qui est fait et les scénaristes partent avec un bon élan, même s’ils s’aventurent dans une région inconnue pour eux.

Il est clairement question ici de fermer la boucle, puisque ces 22 derniers épisodes s’occupent d’entrer dans les détails dans une part importante de la vie politique américaine qui ne fut, jusque-là, qu’évoquée au travers d’occasionnels flashbacks. Nous n’avions ainsi pas vécu la grande aventure que fut la première campagne présidentielle de Josiah Bartlet, mais on peut désormais suivre celle de Matt Santos.

Ce dernier est dans la course face à un terrible adversaire, Arnold Vinick. Dans la tradition de The West Wing, on nous offre des portraits d’hommes politiques qui semblent être avant toute chose l’incarnation d’un idéalisme basé sur ce que l’histoire du pays aurait dû engendrer, au lieu de coller à ce qu’est la triste réalité. Santos et Vinick ne sont pas parfaits et ils ne sont pas d’accord sur grand-chose, mais leur éthique et leur sens du devoir sont indéniablement orientés pour faire honneur à la position qu’ils tentent d’atteindre.

Cela ne veut aucunement dire que cette campagne électorale sera sans accrocs, au contraire, mais ceux-ci sont surtout là pour permettre aux candidats de démontrer la valeur de leurs idées. Ainsi, dans la tradition de la série, peu importe le sujet abordé, tous les arguments sont mis sur la table et sont pleinement discutés. D’ailleurs, cela atteint un point où il devient apparent que John Wells et son équipe sont eux-mêmes déchirés par le choix qu’ils doivent faire le jour des élections.

Tout ceci est assez palpitant, ce qui n’enlève rien à ce qui se passe dans les couloirs de la Maison Blanche – même si cela se montre bien souvent secondaire. Les malheurs de Toby s’inscrivent dans la logique qui suit le personnage depuis qu’Aaron Sorkin a quitté le show, mais il retrouvera légèrement de sa superbe, car bien qu’il soit finalement éloigné du cœur de l’action, les scénaristes paraissent enfin avoir trouvé quoi faire de lui, ce qui est tristement ironique.

De son côté, C.J. s’affirme toujours plus à sa place dans son rôle d’influence, tandis que Will et Kate sont plus ou moins encouragés à s’investir dans une storyline romantique afin de rester pertinents. Ce n’est pas qu’ils n’ont plus rien à dire, mais il n’y a plus assez d’espace pour les laisser s’épanouir. D’ailleurs, dans le même esprit, il faut attendre la mi-saison pour que le président Bartlet regagne une place d’honneur.

La campagne électorale cannibalise donc fortement la formule de la série, ce que fait flotter un air nouveau plein de possibilités. Josh y est parfaitement à sa place, gagnant ses galons et prouvant qu’il est digne d’être le successeur de Leo, tandis que son candidat s’affirme toujours plus. Les Santos auraient certainement pu porter le show sur leurs épaules par la suite, mais celle-ci s’arrêtera là.

Il est dès lors question de tout boucler et, dans cet esprit, rien n’est laissé au hasard. Donc, une fois les élections passées, la transition est de mise. La série se dirige alors vers la conclusion en parlant avant tout de l’avenir, mais aussi en réglant quelques petites affaires qui étaient en suspens depuis longtemps. Josh et Donna peuvent ainsi confronter leurs sentiments, et C.J. retrouve Danny, tandis que Sam Seaborn fait son retour en bonne et due forme – alors que d’autres figures récurrentes du show trouvent également leur place pour dire au revoir.

Bien entendu, cette ultime saison de The West Wing restera marquée par la mort de John Spencer, un grand acteur qui nous a quittés brusquement. Les scénaristes ont traité ce drame avec beaucoup de doigté afin que tous les honneurs qui lui étaient dus lui soient rendus de manière convenable. Il est vraiment dommage qu’il n’ait pas pu être là jusqu’au bout de l’aventure.

Quoi qu’il en soit, cette saison a été aussi chargée que passionnante, montrant que malgré les années, The West Wing restait pertinente. Néanmoins, mettre un terme à la série à ce niveau était probablement une bonne idée, l’histoire est simplement arrivée à une conclusion naturelle avec la fin du gouvernement Bartlet. Et puis, c’est toujours mieux de voir une œuvre s’achever quand elle est encore en forme.

Aller plus loin…

– Lire les bilans des précédentes saison.
– Se procurer The West Wing en DVD The West Wing : Regarder vers l’avenir (saison 6).

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