Mulder et Krycek se font attaquer. L’agent du FBI se réveille à l’hôpital et apprend ce qui est arrivé à Skinner. Tandis que Scully se lance à la recherche du tireur qui a tué sa sœur, Mulder tente de récupérer la fameuse cassette contenant les informations volées qui ont mené à l’épave.

Comme pour la première partie, Mulder et Scully vont être séparés durant une bonne partie de l’épisode.

Mulder perd rapidement Krycek et part dès lors à sa recherche, recoupant les informations pour découvrir ce qui le motive, ou plutôt, ce qui motive l’entité qui provient de l’épave. L’huile noire reste un mystère, l’agent du FBI ne faisant que déduire ce qu’elle est. Un procédé que l’on pourrait dire standard dans la série, puisque les informations délivrées laissent toujours suffisamment de place à la spéculation pour pousser Mulder à juste croire, faute de mieux.

Au moins, l’intrigue de la première partie, sur les marins français, est bouclée de manière assez complète. Il faut dire que la recherche de Krycek s’impose comme étant la priorité. Cette façon de tout concentrer sur lui parait être un moyen de simplifier les choses, mais l’intervention du Well Manicured Man va révéler que le syndicat est lui aussi dans le flou et que l’homme à la cigarette est celui qui mène la danse. Cela dit, à part l’officialisation de la découverte d’une épave d’OVNI et de l’existence de l’huile noire, il est avant tout question d’arriver sans encombre au bout de l’histoire. Dans celle-ci, Krycek est utilisé comme un accessoire qui évite à l’intrigue de se disperser et qui permet en même temps de jouer sur l’émotionnel qui va avec son passé – les meurtres qu’il a commis.

Du côté de Scully, on reste à un niveau moins théorique et certainement plus personnel. L’idée est avant tout de l’amener à un terme au sujet de la mort de sa sœur. Là encore, il s’agit donc de conclure en concentrant tout sur un homme, Luis Cardinal, ancien associé de Krycek qui est également responsable de la tentative de meurtre sur Skinner. Celui-ci reste d’ailleurs un peu trop détaché de ce qui lui est arrivé, ce qui parait presque étonnant, mais ses paroles étant censées, il en ressort surtout un besoin de ne pas se retrouver embarqué dans la croisade que pourraient mener ses agents.

Quoi qu’il en soit, cette seconde partie fait plus que conclure l’histoire du précédent épisode, elle offre une suite aux évènements de Paper Clip et délivre une sorte de fin à quelques storylines, principalement à la mort de Melissa. De ce côté, et comme dans Piper Maru, Gillian Anderson hérite d’un matériel lui permettant de jouer avec le passé de son personnage à un niveau émotionnel qui apporte une crédibilité et concrétise l’impact qu’ont les évènements sur Scully. L’ensemble souffre par contre d’une certaine rétention d’informations et d’une fin un peu bâclée, mais ce double épisode fut quand même assez bien équilibré et maîtrisé.

La prochaine fois, épisode culte avec Jose Chung’s From Outer Space.