Mulder et Jeremiah Smith parviennent à échapper au Chasseur de primes extraterrestre. Scully, aidée de l’agent Pendrell, découvre qu’elle était le travail de Smith et, par conséquent, entrevoit une conspiration globale qui aurait pour but de répertorier les américains.

Everything dies.

La saison 4 démarre là où la troisième s’est arrêtée, après un petit passage avec des abeilles peu amicales. Comme souvent dans les épisodes de la mythologie, Mulder et Scully sont séparés, lui, courant les prés à la recherche de réponses, elle, suivant les preuves scientifiques.

Une fois de plus, Scully va donc apporter du solide, tout en n’ayant qu’une partie du puzzle dont Mulder pourrait détenir la clé. Le problème étant que, de nouveau, ce qu’il veut réellement interfère avec ce qu’il obtient. Il faut dire qu’en plus, ici, Jeremiah Smith semble vraiment se jouer de lui. En tout cas, l’homme mystérieux va peut-être montrer des choses bien étranges à l’agent Mulder, mais il ne parait pas vraiment disposé à tout expliquer. Les passages avec lui se révèlent alors assez creux, car il ne fait qu’évoquer des choses relativement abstraites tout en répétant à Mulder qu’il doit comprendre.

Basiquement, Chris Carter préfère une fois de plus rester flou, ce qui, en 1996(97), quand on découvrait l’histoire, n’était pas vraiment dérangeant, car on était persuadé que les réponses allaient tomber d’ici peu. Aujourd’hui, je ne me souviens même pas si ce segment de la mythologie a fini par arriver quelque part.

Quoi qu’il en soit, Herrenvolk ne peut pas vraiment être jugé en fonction de ce qui ne sera pas fait par la suite. Et, en conservant ça en tête, il est tout de même difficile de saisir la finalité de l’aventure. C’est probablement le fait que les personnages qui savent restent cryptiques, car la course-poursuite dans laquelle est lancée Mulder parvient difficilement à garder un sens, ne ressemblant rapidement qu’à un immense détour pour ne pas arriver à l’hôpital où Teena Mulder attend.

Heureusement, du côté de Scully, on explore des voies plus scientifiques, et donc, plus concrètes. C’est dans ces moments-là que Dana montre qu’elle était indispensable, car, sans elle pour ancrer l’intrigue dans une certaine réalité, l’ensemble n’aurait été que du vent.

Avant de conclure, notons que cet épisode marque la fin de Mr. X dans la série et nous introduit à Marita Covarrubias. J’avoue que je ne me souvenais pas qu’elle arrivait dans l’épisode où il partait, ce qui offre une belle surprise de fin.

Au final, comme beaucoup de seconde moitié d’épisode mythologique, Herrenvolk s’occupe de rassembler les morceaux et de tout faire pour que Mulder et Scully terminent plus ou moins bredouilles. Ce n’est pas la meilleure façon de lancer une saison et c’est dommage, mais la série n’a pas toujours su comment bien repartir.

Les critiques par épisode de la série s’arrêtent donc ici et on reparlera de The X-Files, et de cette saison en particulier, d’ici plusieurs semaines, sous la forme d’un bilan.