The X-Files – Ice / Projet Arctique (1.07)

Mulder et Scully partent avec un groupe de scientifiques dans l’arctique suite de l’étrange disparition des membres du Projet Arctique. Sur place, ils découvrent des corps et un étrange virus.

Diffusion originale : 5 novembre 1993 / Fox

Signé par James Wong et Glen Morgan, et réalisé par David Nutter – son premier épisode sur la série –, Ice est connu comme étant l’un des meilleurs épisodes de cette première saison. Et cela, malgré le fait que toute l’histoire est ouvertement inspirée par la nouvelle de John W. Campbell qui fut adaptée en films par Howard Hawks et John CarpenterThe Thing.

Ce n’est donc pas l’intrigue la plus originale que la série pourra fournir, mais sa mise en image compense largement cela en restituant tout ce que l’on peut attendre d’une histoire de ce type, et ce, avec succès. En fait, la plus grande force de l’épisode est sa gestion de la paranoïa.

Déjà présente via le Dr. Hodge, qui montre des prédispositions avant même le départ, la lente montée en puissance de cette disparition de confiance, rythmée par les découvertes macabres et étranges, permet de distiller ce qu’il faut pour alourdir l’atmosphère et rendre tout le monde suspect, même Mulder et Scully. De ce côté, la force du scénario vient certainement du fait qu’il y a peu de choses à montrer pour que l’on adhère. Les vidéos des membres de l’expédition disparue posent les bases, nous illustrant le pire, et après il suffit de jouer avec ce qui a clairement accentué le massacre – les armes et le doute.

Cela sonne donc effectivement beaucoup comme The Thing, sauf qu’ici l’ennemi est légèrement différent et cela permet de contenir les effets afin de ne pas exploser le budget limité de la série, tout en servant le but recherché.

À cela, ajoutons l’épisode possède un autre point fort indéniable : son casting de second rôle – Felicity Huffman, Xander Berkeley, Steve Hytner et Jeff Kober.

On combine alors le tout et ce Ice se révèle à la hauteur de sa réputation, même si, aujourd’hui, il montre quelques légers signes de vieillesse. Le choix du vers était cependant assez judicieux, car il limite l’utilisation d’effets visuels qui n’auraient pas forcément bien passé le temps.