Maintenant que les bureaux des X-Files ont été fermés, Mulder et Scully travaillent séparément, mais tentent toujours de trouver des informations qui pourraient les remettre sur la voie. Mulder est contacté par un sénateur qui soutenait son travail et qui l’envoie à Porto Rico où il pourrait trouver ce qu’il cherche.

Me voilà de retour pour les critiques de la seconde saison de The X-Files. Gros changement, par contre, car je ne vais plus couvrir tous les épisodes, mais principalement ceux qui sont les plus importants pour la mythologie de la série. Il y aura probablement des exceptions, histoire de parler d’épisodes qui me tiennent plus à cœur, mais dans l’ensemble je tenterais de m’en tenir à ça.

Donc, on reprend cette saison 2 avec un Mulder sans ses X-Files. Le début de Little Green Men nous introduit d’abord au programme Voyager de la Nasa afin que l’on comprenne bien de quoi il retourne. L’agent va en effet se retrouver dans une affaire qui est en rapport avec les fameux messages que les sondes transmettent dans l’espace.

Mais passons, car l’idée est ici de relancer la série en replaçant les personnages sur la bonne voie, en particulier Mulder qui n’a jamais autant douté de lui. En fait, il finit par ne plus savoir en quoi il croit. Ses petits hommes verts pourraient bien n’être que le fruit de son imagination, tout comme ce qui est arrivé à sa sœur. Pour l’occasion, on va assister au fameux enlèvement. Une séquence qui n’est pas très bien mise en scène ou, du moins, qui n’a vraiment pas bien vieilli. D’ailleurs, les DVDs de cette seconde saison délivrent une image moins granuleuse que ceux de la première, ce qui n’est pas forcément une très bonne chose pour l’ambiance qui parait occasionnellement trop superficielle. Certaines séries semblent souffrir de l’amélioration de la qualité de l’image (les DVDs datent pourtant de 2001 !).

Bref, pour revenir à l’épisode, j’ai toujours eu un peu de mal avec certains points de l’histoire. D’abord, avec le sénateur. On nous avait dit que Mulder avait des amis hauts placés, mais là il s’agit surtout d’avoir un prétexte pour envoyer l’agent à Porto Rico. Pour le coup, cela parait un peu trop pratique, surtout que le sénateur fournit une preuve qui n’aurait pu être obtenue que sur place. Dans ce cas, pourquoi envoyer Mulder ?

Ensuite, tout est fait pour que Mulder doute de lui-même et cela est poussé au point que l’on ne sait pas réellement s’il a imaginé sa rencontre du troisième type ou si elle est réelle. Dans le second cas, que s’est-il passé ?

Mais si certains points demandent que l’on ne cherche pas trop à comprendre, il est appréciable de constater que, pour la reprise, la série aille de l’avant, même si la chute est une fois de plus un léger pas en arrière. L’important était de remettre Mulder sur les rails et c’est accompli. De plus, sa relation avec Scully est ici affirmée comme jamais auparavant, notamment le fait qu’il soit devenu dépendant d’elle et de sa rationalité. Elle lui permet de rester ancré avec la réalité et sans elle il ne sait plus quoi croire, surtout depuis la mort de Gorge Profonde.

Dans le fond, ce season premiere offre donc quelques idées intéressantes. Dommage que dans la forme, cela est trop inconsistant et précipité.