The X-Files - Miracle Man / L'église des miracles (1.17)

Mulder et Scully se rendent dans le Tennessee pour enquêter sur des meurtres qui auraient pu être commis par le fils d’un prédicateur qui a le pouvoir de soigner les malades en tout genre.

Voilà un terrain sur lequel il n’est pas surprenant de voir intervenir Mulder et Scully. Le prédicateur faiseur de miracle est un classique difficilement évitable vu le concept de la série. On ne peut pas dire que cela soit alors très encourageant, mais on va rapidement nous ajouter un petit twist afin de capter notre attention. Samuel, le guérisseur joué par Scott Bairstow – qui sera Thomas Hobbes dans Harsh Realm, autre série de Chris Carter –, va lancer Mulder sur l’histoire de la disparition de sa sœur. Il n’en faut pas plus pour que l’agent du FBI, d’abord un peu distant, pour devenir obsessionnel, ce qui ne va pas s’arranger quand il va commencer à voir partout une jeune fille habillée d’une robe rouge.

On se lance donc entre mystique et hallucinations. Question de croyance ou non, il y a eu des morts et si Samuel est persuadé d’être coupable, les agents du FBI ne parviennent pas à avoir des preuves pour corroborer ses aveux ou pour expliquer les décès.

Le fait est que cela se met à trainer un peu sur la longueur, jusqu’à ce qu’il y ait encore des morts. Après ça, Scully commence à petit à petit introduire une explication scientifique et le suspect numéro 1 perd son statut. En fait, il est même assez évident de deviner qui est le réel coupable. Cela réduira toute l’affaire à l’état d’une simple investigation de meurtre, car les éléments les plus fantastiques ne seront malheureusement pas réellement exploités. Certes, Mulder veut croire, mais à quoi ? On perla là de Dieu et du Diable, lui, ce n’est pas son truc, alors il va trouver une théorie qui lui convient plus, mais qui ne convainc pas.

Au final, cet épisode se perd entre rationalité et surnaturel, jouant sur un twist final destiné à offrir une part de mystère supplémentaire à toute l’affaire. Ce ne sera pas suffisant, mais il faut bien avouer que le point de départ était quand même trop cliché pour parvenir à le transcender avec si peu. Il aurait clairement mieux fallu plonger totalement dans le côté le plus fantastique de l’intrigue au lieu de sans cesse la tirer dans l’autre direction.