Scully apparait mystérieusement dans un hôpital. Mulder cherche à savoir comment elle est arrivée là, mais surtout, pourquoi elle ne se réveille pas. Il va alors découvrir qu’elle a été victime d’une sorte de thérapie génique.

Scully s’est absentée le temps que Gillian Anderson accouche et la revoilà, un épisode et demi plus tard. Forcément, elle est au lit, dans le coma, et c’est bien là le problème pour Mulder, car il n’y a aucune explication pour sa disparition ou pour sa maladie.

L’épisode va donc plus tourner autour des frustrations de Mulder qu’autour de la réapparition de son ex-partenaire (par Krycek, Scully !). Certes, elle fournit les bases, mais lui il perd ses repères, bien qu’il semble que cela se soit fait petit à petit depuis le lancement de cette seconde saison.

Il a une place dans cette conspiration, mais il n’est même pas considéré comme étant un vrai joueur par ceux qui mènent la danse. Mr. X se dévoilera alors un peu, voulant montrer à Mulder ce qu’il en coute, mais surtout, il avouera que lui aussi il a été à sa place. La différence, c’est qu’il a appris les règles. Quelque chose qui reviendra lors d’une rencontre avec l’homme à la cigarette aka cancer man. Mulder lui rendra visite pour obtenir des réponses, mais il n’aura rien, sauf peut-être la satisfaction de savoir que le fumeur l’apprécie, à défaut de croire qu’il a ce qu’il faut pour entrer réellement dans la partie.

De tous, ce sera une fois de plus Skinner qui surprendra. Non seulement il adhère de plus en plus à la position de Mulder vis-à-vis de l’homme à la cigarette et de son petit jeu, mais en plus, il va s’ouvrir à nous, racontant une anecdote qui en dit long sur ce qui le pousse à agir.

À côté de ça, nous rencontrons pour la première fois Melissa Scully – jouée par Melinda McGraw. La famille Scully est étonnante de diversité. Cela permet en tout cas de mieux comprendre l’agent du FBI, même si c’est sa relation avec son père qui a toujours été la plus caractéristique. Ce dernier apparaitra dans l’une des scènes hors-réalité – comateuse – qui sert à illustrer le combat intérieur de Dana. Don S. Davis en a toujours beaucoup imposé rien qu’en étant présent et cela donne à ses mots une profondeur supplémentaire.

Quoi qu’il en soit, malgré tous ces éléments, l’épisode souffre quand même d’un faux rythme quelque peu agaçant par moment. De plus, le réveil de Scully manque clairement d’explications, mais ce n’est pas le seul composant de One Breath qui peine à rester cohérent. Heureusement, le petit passage des Lone Gunmen nous a tout relié à une sorte d’ADN extraterrestre qui a permis de conserver intacte l’idée de l’enlèvement.

La prochaine fois, petit voyage dans le musée rouge.