Mulder et Scully retrouvent un ancien scientifique nazi qui a travaillé avec Bill Mulder. Il leur indique un lieu où ils trouvent de mystérieux dossiers médicaux.

Scully : I’ve heard the truth, Mulder. Now what I want are the answers.

Pour cette troisième partie, nous avons droit à des réponses, mais aussi à beaucoup plus de mystères. C’est la tradition de la série et probablement ce qui finira par lui être le plus nuisible.

En tout cas, contrairement au précédent épisode, maintenant que Mulder et Scully sont de nouveau réunis, le rythme va s’accélérer et être maintenu jusqu’au bout. Résultat, l’épisode va être assez dense, mais cela n’empêchera pas certains éléments de paraitre légèrement inutiles, apparaissant comme un moyen de nous perdre.

Dans cet esprit, l’apparition soudaine d’un vaisseau extra-terrestre et de petits hommes gris – à peine entrevus – semble presque anecdotiques tellement il est difficile de réellement relier ça au reste des évènements. Mulder et Scully paraissent d’ailleurs occulter complètement ce passage, et ce, car ils ne peuvent probablement pas l’expliquer.

Quoi qu’il en soit, Paper Clip nous entraine – en apparence – dans l’envers du décor, là où les réponses se trouvent. Mais que croire ? L’implication des scientifiques nazis est plus que plausible et même crédible, empruntant à une part de réalité, mais il est difficile de discerner le vrai du faux dans les révélations faites par le Well-Manicured Man. Scully doute de lui, mais n’est-elle pas là pour cela, après tout ? Mulder veut croire, mais c’est toujours ainsi.

Ce que l’on retiendra surtout, c’est que l’enlèvement de Samantha trouve enfin une justification, et celle-ci s’accorde avec tout ce qui entoure Bill Mulder. Maintenant, l’histoire des tests médicaux et des hybrides sonne également plausible, mais parait quelque peu aléatoire. C’est d’ailleurs probablement pour ça qu’une fois de plus, nos deux agents du FBI ne s’arrêtent pas trop longtemps dessus et passent à ce qui est plus immédiat : leur sauvegarde.

Dans le processus, Skinner montre sa place et ses face-à-face avec l’homme à la cigarette démontrent une fois de plus qu’il est dans une position où il doit calculer les risques et choisir ses combats. Ce qui motive son engagement aux côtés de ses deux agents mériterait par contre d’être plus explicité, car on ne peut pas dire qu’ils soient très reconnaissants envers lui, à croire qu’il déteste tellement le fumeur qu’il a choisi son camp juste pour pouvoir lui nuire.

En tout cas, si cette histoire en trois parties ne fut pas totalement une réussite, notamment pour la fameuse mythologie, elle a mis en place beaucoup de choses qui auront de l’importance pour la suite. Étrangement, ce sont celles qui ont été le moins exploitées qui comptent le plus. D’ailleurs, dans ce sens, ce qui arrive à Krycek aurait pu être moins rapidement expédié, car le personnage méritait mieux.

La prochaine fois… et bien, les critiques de The X-Files s’arrêtent ici pour le moment, avec la fin de la saison d’été. Je reprendrais donc dans quelque temps avec des classiques de la série, car cette saison 3 en possède quelques-uns.