The X-Files - Roland (1.22)

Un homme de ménage mentalement handicapé semble être à l’origine d’une série de morts qui touchent une équipe de recherche. La minutie apportée à la préparation des meurtres semble pourtant éliminer sa possible culpabilité.

Pour l’avant-dernier épisode de la saison, Mulder et Scully se retrouvent à enquêter sur une étrange affaire de meurtres dont le principal suspect n’a pas simplement pas les capacités d’être le coupable.

Nous avons alors Zeljko Ivanek dans le rôle de Roland, un homme mentalement handicapé. On nous sort la possibilité que, comme certains autistes, il possède des talents pour les mathématiques, mais ça n’est pas convaincant, même pour Mulder qui voudrait pourtant bien y croire. Il y a juste quelque chose qui manque et c’est là que l’épisode se lance dans une nouvelle direction, car on part dans une affaire de contrôle télépathique.

Mais comme si ce n’était pas assez compliqué comme ça, le responsable est mort.

Bref, l’épisode assemble des pièces d’un puzzle que l’on voit se compléter de loin avec ses indices légèrement trop gros pour qu’on les ignore. Le fait est que l’affaire va se résoudre, mais que rien ne viendra vraiment étayer les théories de Mulder. D’ailleurs, il semble un peu en retard durant tout l’épisode. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas vraiment d’autre choix que d’adhérer, car la réalisation est très démonstrative, mais il faut avouer que l’on ne quitte pas réellement le niveau théorique et que toute l’investigation parait bancale.

Roland illustre les erreurs typiques de cette première saison, cette façon d’être trop approximatif dans le positionnement des agents du FBI au cœur d’enquêtes qui reposent principalement sur des concepts qui sont présentés comme étant totalement appréhendés par le spectateur. En gros, on ne cherche pas à nous faire comprendre, on nous dit juste que c’est comme ça et que de toute façon, on l’a déjà vu, pas besoin d’en dire plus. Dommage, mais la fin de saison en souffre vraiment.

Bref, l’épisode délivre ses mystères, tente de conserver un peu d’étrangeté, et trouve son intérêt dans l’interprétation de Zeljko Ivanek.