Dans une petite ville, des élèves du lycée local sont tués. Les crimes sont attribués à un satanique. Mulder et Scully viennent pour voir s’il y a du concret derrière ses accusations. Il n’y a pas de preuves, mais les meurtres se poursuivent.

Scully : Sure, fine. Whatever.

Après War of the Coprophages, voici un autre épisode qui possède une tonalité légèrement décalée et qui fait également parti de ces épisodes que je ne me lasse jamais de revoir. J’aime la forme la plus traditionnelle de la série, mais à ce stade, les codes du show étaient devenus tellement familiers que voir Chris Carter jouer avec – profitant pour faire des clins d’œil aux fans – c’était assez sympathique. Aujourd’hui, il reste de tout ça une certaine nostalgie. Cela dit, au revisionnage, l’humour de l’épisode fonctionne toujours, mais les faiblesses du scénario apparaissent tout de même de façon plus flagrante.

Il faut dire que si l’on sort de l’état dans lequel les deux agents du FBI se retrouvent, avec les traits qui s’accentuent à un niveau ridicule, le reste de l’affaire à un côté grotesque qui n’est pas du tout suivi par l’évolution de l’intrigue.

En fait, la gravité des évènements ne se fait pas du tout ressentir, comme si les morts n’étaient que de simples accessoires scénaristiques. Les habitants du village paraissent alors réagir à ce qui se passe uniquement parce qu’ils sont programmés pour, dans un sens.

On reste alors avec l’agacement constant de Scully pour tout ce qui se déroule, avec, en plus, une pointe de mesquinerie envers Angela White, la représentante locale des forces de l’ordre qui a un faible pour Mulder. Face à ça, Mulder parait juste déconnecté et, ensemble, ils tentent sans conviction de trouver un raisonnement logique pour expliquer les évènements étranges, alors qu’ils n’arrivent pas à communiquer.

Donc, on ne peut pas dire que Syzygy parvienne à être cohérent et il faut dès lors rester sur sa partie la plus superficielle pour apprécier l’aspect décalé de l’épisode. Dans un sens, c’est comme ça qu’il a toujours fonctionné, il n’y a pas de raison de le voir autrement.

Quoi qu’il en soit, ses défauts n’enlèvent rien au plaisir pris durant le visionnage. Certes, l’histoire tient à peine debout, mais Mulder et Scully font le spectacle d’un bout à l’autre, et c’est ça la force de l’épisode.

La prochaine fois, retour dans l’univers de la mythologie avec Piper Maru.